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Onze prédictions de science-fiction devenues vraies

Slate.fr, mis à jour le 27.09.2010 à 10 h 54

Photo: Earbud love 1 / Dano via Flickr CC License by

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Le blog américain Mashable, aidé par l’Association de Recherche en Science-Fiction (SFRA), s’est amusé à recenser les passages de romans mettant en scène un certain nombre d’innovations technologiques ayant vu le jour depuis leur écriture.

Pourtant, au sein même de la communauté des inconditionnels du domaine, la démarche fait débat. Eric Rabkin, professeur à l’université du Michigan et récemment récompensé par l’association sus-nommée, explique qu’entre prédiction et coïncidence, la frontière est parfois ténue:

«C’est que l’on appelle le paradoxe du singe savant. Si vous prenez un nombre infini de singes tapotant aléatoirement sur des machines à écrire pour une durée illimitée, vous pouvez être sûrs qu’au moins l’un d’entre eux finisse par écrire... Hamlet! En d’autres termes, quand des milliers d’auteurs de science-fiction imaginent des dizaines de milliers de futurs différents, dans quelle mesure quelque chose qui se produit est une prédiction ou une coïncidence?»

Nous vous laissons vous faire une opinion sur la question en lisant une sélection de ces onze objets devenus réalité.

L’iPad aurait été imaginé dans ses grandes lignes en 1968 par Arthur C. Clarke dans son roman 2001, l'Odyssée de l’espace, écrit parallèlement au tournage du film de Kubrick. Voici un extrait:

«[...] Il brancha alors sa tablette d’une taille d’une feuille de papier sur le circuit d’information du vaisseau pour lire les dernières nouvelles venant de la Terre. [...] Chaque titre se consultait avec deux doigts: quand il tapotait sur un rectangle de la taille d’un timbre-poste, celui-ci s’élargissait jusqu’à s’adapter parfaitement à l’écran pour pouvoir être lu sans difficulté.»

Les écouteurs que nous connaissons depuis des années avaient semble-t-il été prophétisés par Ray Bradbury en 1953 dans son ouvrage Fahrenheit 451:

«[...] Et dans ses oreilles étaient placés de petits coquillages, radios de la taille d’un dé à coudre, desquelles se déversaient un océan électronique de son, de musique et de paroles, qui s’échouait sur la rive de son esprit éveillé.»

Autre exemple, la visiophonie, qui permet de voir son interlocuteur tout en conversant avec lui, s’est largement démocratisée avec des outils comme Skype ou plus récemment FaceTime, fonctionnalité de l’iPhone. En 1911, Hugo Gernsback écrivait ceci dans Ralph 124C 41+:

«Il s’approchait alors du Telephot accroché au mur, pressa des boutons et en quelques minutes, la plaquette du Telephot devint lumineuse, révélant le visage d’un homme d’une trentaine d’années rasé de près [...]. "Bonjour, Edward. Je voulais te demander de venir au laboratoire demain matin" [...].»

Reste que toutes ces prédictions ne font pas forcément le sourire. Il y a un an, le blogueur britannique Patrick Goss s’était livré à un exercice similaire à celui de Mashable. Le premier élément lui venant à l’esprit était alors la surveillance généralisée imaginée par Orwell en 1948 dans 1984. Ce dispositif panoptique se traduit pour l’auteur du billet par les millions de caméras scrutant les lieux publics au Royaume-Uni.

Photo: Earbud love 1 / Dano via Flickr CC License by

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