France

PS: l'éventuelle entente Aubry-DSK fait grincer des dents

Slate.fr, mis à jour le 25.09.2010 à 10 h 24

Le député PS Claude Bartolone n’avait peut-être pas prévu de déclencher une telle bronca au sein de son parti en se rendant dans les studios de France Inter vendredi 24 septembre. Mais son évocation d’une entente entre Martine Aubry, dont il est très proche, et Dominique Strauss-Kahn en a enragé plus d’un au PS, qui s’efforce depuis plusieurs semaines de donner une image d’unité aux Français.

Interrogé sur d’éventuelles discussions entre les deux poids lourds en vue des primaires du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, Claude Bartolone a répondu:

«Il y aura entente. Je suis persuadé qu’il y aura comme candidature, ou celle de Dominique Strauss-Kahn, ou celle de Martine Aubry, et que nous aurons à partir de la un candidat ou une candidate qui permettra à la gauche de gagner et au pays de retrouver un minimum d’espoir et de sortir de cette peur qui semble envahir l’ensemble de la société. [...] Nous pourrions nous orienter vers une primaire de confirmation. Il est important que le peuple français qui veut le changement donne son énergie à celui ou celle qui sera notre candidat.»

Guillaume Garot, le porte-parole de Ségolène Royal, a qualifié les propos de «tout à fait innoportuns et déplacé», et assuré que la présidente de Poitou-Charentes et Martine Aubry, qui se seraient téléphonées sur le sujet, sont «l’une et l’autre très étonnées» de ces déclarations, rapporte le Parisien. Royal avait assuré en juillet dernier qu'elle ne se présenterait pas aux primaires socialistes si Martine Aubry ou DSK décidaient de se lancer, rappelle le quotidien.

Manuel Valls, candidat déclaré aux primaires, ne semble pas non plus avoir apprécié la sortie, et a estimé que «des vents contraires semblent souffler sur la logique initiale des primaires à gauche. ‘Primaires de confirmation' ne doit pas rimer avec ‘primaires de confiscation'.» Le député-maire d’Evry a demandé à la première secrétaire de clarifier la situation et le calendrier, comme le rapporte le Figaro.

Dans une interview à Sud Ouest parue samedi 25 septembre, Martine Aubry a tenu à tempérer les propos de Bartolone, en se gardant de se prononcer sur sa propre candidature:

«Nous avons défini une méthode, les primaires : c'est un formidable signe de confiance aux Français pour qu'ils choisissent avec nous notre candidat. Nous les organiserons de manière exemplaire et transparente.»

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