Monde

Les prisonniers iraniens racontent leur calvaire

Temps de lecture : 2 min

«Mon interrogateur m'étouffe régulièrement avec ses mains nues jusqu'à ce que je m'évanouisse ; je ne pouvais ni manger ni boire pendant plusieurs jours (…) La largeur de ma cellule était plus petite que ma taille, et je pouvais seulement me coucher dans une seule position.» Ces lignes sont extraites d'une lettre écrite par Abdollah Momeni, un militant emprisonné depuis un an dans une prison iranienne, rapporte The Daily Beast.

Les témoignages semblables de plusieurs prisonniers politiques retenus en Iran sont publiés sur Internet, par exemple sur le site IranHumanRights.org. Mahdied Golroo, une autre militante emprisonnée depuis dix mois, a écrit à son mari, alors qu'elle venait d'être placée en détention solitaire pendant un mois:

«Les jours de ma 25e année sont passés dans un coin de prison. Tant de jours perdus, et l'amertume grandit sur ma langue. Ma liberté a disparu... En prison, les soirs sont lourds et les nuits tordent l'âme. (…) Ici, personne n'aime quelqu'un d'autre plus que la liberté.»

Ces lettres parviennent à sortir clandestinement des prisons grâce à d'autres prisonniers ou à des gardiens qui soutiennent les dissidents.

L'étudiant Makid Tavakoli, condamné à huit ans et demi de prison pour des motifs très flous, avertit pour sa part la communauté internationale:

«Le premier et le principal problème de l'Iran est celui des droits de l'homme, et le monde devrait le placer en tête de son ordre du jour lorsqu'il fait face au régime iranien. Le régime fera n'importe quoi pour détourner l'attention internationale du problème des droits de l'homme vers les questions nucléaires.»

Cette lettre résonne comme un appel à ne pas se tromper de priorité, alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est arrivé ce week-end à New York pour assister à l'assemblée générale de l'ONU. Une assemblée dont l'un des principaux thèmes sera... le nucléaire iranien.

Photo: Une manifestation pour la libération des policiers politiques en Iran, en 2009 à San Francisco. Steve Rhodes via Flickr, licence CC by

«Mon interrogateur m'étouffe régulièrement avec ses mains nues jusqu'à ce que je m'évanouisse ; je ne pouvais ni manger ni boire pendant plusieurs jours (…) La largeur de ma cellule étais plus petite que ma taille, et je pouvais seulement me coucher dans une seule position.» Ces lignes sont extraites d'une lettre écrite par Abdollah Momeni, un militant emprisonné depuis un an dans une prison iranienne, rapporte The Daily Beast.

Les témoignages de plusieurs prisonniers politiques retenus en Iran sont publiés sur Internet, par exemple sur le site IranHumanRights.org. Mahdied Golroo, une autre militante emprisonnée depuis dix mois, a écrit à son mari, alors qu'elle venait d'être placée en détention solitaire pendant un mois :

«Les jours de ma 25ème année sont passés dans un coin de prison. Tant de jours perdus, et l'amertume grandit sur ma langue. Ma liberté a disparu... En prison, les soirs sont lourds et les nuits tordent l'âme. (…) Ici, personne n'aime quelqu'un d'autre plus que la liberté.»

Ces lettres parviennent à sortir clandestinement des prisons grâce à d'autres prisonniers ou à des gardiens qui soutiennent les dissidents.

L'étudiant Makid Tavakoli, condamné à huit ans et demi de prison pour des motifs très flous, avertit pour sa part la communauté internationale :

«Le premier et le principal problème de l'Iran est celui des droits de l'homme, et le monde devrait le placer en tête de son ordre du jour lorsqu'il fait face au régime iranien. Le régime fera n'importe quoi pour détourner l'attention internationale du problème des droits de l'homme vers les questions nucléaires.»

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