Un tour du monde en ballon et en 180 jours

Un fou de voyage en ballon est en train d'organiser une course autour du monde entre Zeppelins, Blimps et autres ballons dirigeables. S'il y parvient, sa «Course mondiale du ciel» serait une première, rapporte le Wall Street Journal.

Don Hartsell, fondateur de la Ligue Mondiale de l'Air, prévoie un départ du premier méridien en Angleterre le 23 septembre 2011 et un retour le 20 mars 2012, soit 180 jours plus tard. Tout ça est très sérieux: il compte parmis ses conseillers des membres de l'Unesco, qui soutient officiellement le projet, et il dit avoir un budget de 4 millions de dollars: 2 millions de ses fonds personnels, et 2 autres récoltés auprès de riches donateurs.

Eurosport a accepté d'en être le principal partenaire télé, mais pour l'instant, aucun candidat ne s'est officiellement inscrit à la course. Il y a aujourd'hui entre 25 et 35 dirigeables dans le monde et 80 pilotes. Les ballons sont souvent utilisés comme de géantes publicités flottantes ou comme point de vue aérien pour les télés qui filment des évènements sportifs. Rien à voir avec les années 30, quand l'industrie du dirigeable était en pleine croissance. La mode du ballon s'est effondrée en même temps que la catastrophe du Hindenburg, quand 35 personnes sont mortes lors d'un crash. Les dirigeables d'aujourd'hui fonctionnent à l'hélium –non inflammable– au lieu de l'hydrogène.

Don Hartsell a eu l'idée de sa course lors de festivités historiques à New York: en voyant un blimp flotter prêt de la Statue de la liberté à côté de répliques de bateaux du 18e siècle dans la rivière Hudson, il s'est demandé pourquoi des vaisseaux aériens ne pourraient pas faire la course comme des bateaux.

Rien qu'en parvenant à convaincre un seul ballon de participer à son tour du monde, il battrait des records: ce serait la première circumnavigation complète autour du monde réalisée par un vaisseau aérien.

Mais le passionné de ballons doit faire face à plusieurs défis: en plus de réussir à convaincre des pilotes et des entreprises de dirigeables de participer à la course, il devra régler de lourds problèmes techniques et financiers. Une entreprise qui fait voler quatre dirigeables quatre à six jours par semaine toute l'année estime que la course pourrait poser des «défis opérationnels significatifs». Dans la publicité, certains payent jusqu'à 6 millions de dollars pour une campagne d'un an sur un dirigeable. Sans oublier les soucis politiques: Hartsell va devoir s'arranger pour éviter de survoler la Chine et le Vietnam.

Photo: Blimp / Chas Redmond via Flickr CC License By

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Publié le 18/09/2010
Mis à jour le 19/09/2010 à 9h28