France

Les mots désuets de la crise politique

Slate.fr, mis à jour le 17.09.2010 à 12 h 00

L'affaire Woerth-Bettencourt, la réforme des retraites, les Roms, tous les hommes politiques en parlent, et dans des termes très particuliers, relevés par Rue 89. Eric Woerth n'a pas peur d'en appeler aux grands mots et compare sa situation à une «lapidation médiatique». C'est le seul terme en rapport avec l'actualité (celle de l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtani condamnée à la mort par lapidation); pour les autres éléments de langage, il faut se tourner vers le passé:

Dans un retour vers les années 30-45, Mediapart a ainsi été accusé par Xavier Bertrand d'avoir recours à des méthodes «fascistes» dans son enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt, Eric Woerth a qualifié une députée socialiste de «collabo» en plein débat sur la réforme des retraites, sans oublier la «déportation» des Roms.

Mais la Seconde Guerre mondiale n'est pas la seule à être évoquée dans les discours des politiques, et Rue 89 revient en détail sur des termes désuets («factieux» pour désigner Bernard Accoyer et «forfaiture» pour parler de sa décision de suspendre le débat à l'Assemblée nationale) ou empruntés à l'étranger (comme le «Woerthgate» inspiré du Watergate américain).

Photo: Eric Woerth, Jacky Naegelen / Reuters

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