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Plus il y a de victimes, moins le coupable est condamné

Temps de lecture : 2 min

Des Russes se protègent des fumées des incendies. M.VOSKRESEN/Reuters
Des Russes se protègent des fumées des incendies. M.VOSKRESEN/Reuters

Des psychologues américains ont publié une étude tendant à prouver que plus il y a de victimes impliquées dans un procès, moins les juges sont sévères. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs de la Northwestern University ont étudié 133 jugements des dix dernières années concernant des affaires d'exposition à des produits dangereux constatant un rapport inversement proportionnel entre le nombre de victimes et la sanction (étude à télécharger en PDF).

Ces résultats surprenants s'expliquent par l'empathie ressentie face aux victimes qui s'exprime plus facilement lorsqu'elles sont peu nombreuses et clairement identifiées.

«Nous avons eu l'idée de faire cette étude en observant que l'on tend à concentrer une extraordinaire somme d'attention et de moyens aux crimes qui ont un très faible nombre de victimes alors que nous avons plus de difficulté à rester mobilisés sur des crimes à plus grande échelle», explique le psychologue Loran Nordgren, cité par Wired.

Les chercheurs développent le concept de «scope-severity paradox» (le paradoxe de la portée de la sévérité). Selon eux, ce paradoxe a des implications dans d'autres champs que la justice, comme la politique ou les médias, et peut expliquer un certain aveuglement sur des problématiques comme le changement climatique ou les génocides.

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Photo: Des Russes se protègent des fumées des incendies. M.VOSKRESEN/Reuters

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