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Un pas de plus vers la télépathie

Temps de lecture : 2 min

Brain
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En essayant de débloquer la faculté de parole chez des patients muets souffrant du syndrome d'enfermement, les chercheurs de l'université d'Utah ont découvert qu'il est possible de traduire des signaux du cerveau en mots.

En mars 2010 déjà, des chercheurs de l'University college of London avaient réussi à lire dans les pensées de volontaires sains en utilisant un scanner cérébral. En examinant les réactions du cerveau des patients après leur avoir montré trois extraits de films, les chercheurs ont été capables de déterminer quel film ils étaient en train de se remémorer.

Les chercheurs du Utah ont atteint le même but, mais avec une méthode différente. Le principe est simple: en mesurant les signaux électriques émis par certaines parties du cerveau lorsqu'on pense à certains mots, les chercheurs ont pu traduire les pensées en mots, explique le site Popular Science.

Bien sûr, il y a encore des progrès à faire, mais la découverte est encourageante. On pourrait par exemple mettre en place dans un futur proche une technologie permettant aux patients qui souffrent de traumas du cerveau de communiquer avec les autres.

En plaçant deux grilles de seize micro-éléctrodes sur deux régions du cerveau connues pour générer la parole humaine, l'équipe a pu enregistrer les signaux du cerveau correpondant à dix mots: oui, non, chaud, froid, soif, faim, salut, au revoir, plus et moins. Grâce à ces données, les chercheurs on réussi à comprendre les mots auxquels les patients pensaient.

«C'est une technologie assez simple, basée sur des dispositifs qui sont utilisés chez les êtres humains depuis plus de 50 ans», explique dans le Los Angeles Times Bradley Greger, de l'université d'Utah.

Mais la méthode est loin d'être parfaite. Quand les chercheurs tentent de décerner les dix mots en même temps, le taux de réussite tombe entre 28 et 48%. Alors que quand les chercheurs n'ont le choix qu'entre deux mots, le taux de réussite est bien plus élevé: entre 76 et 90%.

Les chercheurs doivent donc affiner leurs méthodes de traduction, pour, idéalement, arriver à distinguer ce que les patients disent avec un choix de plus de dix mots. Il faudra probablement passer par de plus grosses grilles d'élecrodes qui pourront détecter plus de signaux. La traduction pensée-parole pourrait ainsi devenir une solution clinique pour les patients souffrant de traumatisme cérébral.

«On espère, et on est plutôt confiants, qu'en améliorant la conception du dispositif, on pourra déchiffrer plus de mots d'ici deux-trois ans, et obtenir l'autorisation pour un test de faisabilité chez les patients handicapés», déclare Bradley Greger.

Photo: Brain, dierk schaefer via Flickr CC License by

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