Monde

Bataille de petits soldats en Italie

Temps de lecture : 2 min

Close-up of toy infantry soldiers recreating a battle scene
Close-up of toy infantry soldiers recreating a battle scene

Lire les quotidiens italiens ces derniers jours est une entreprise titanesque, ironise le site Il Post. Entre déclarations officielles et non, coups de scène et démentis, diffile de faire un bilan de la situation. Le magazine The Economist s'en charge, non sans ironie.

D'après le journal britannique, tout commence fin juillet, quand Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, crée son propre groupe au Parlement, Futuro e Libertà per l'Italia, sans quitter le PDL, parti de Silvio Berlusconi. Depuis, la situation ne fait que s'envenimer.

La crise atteint son apogée le 5 septembre, quand Gianfranco Fini lance de vives attaques au Cavaliere, et proclame la mort du PDL.

Une façon, pour le rival de Berlusconi, d'annoncer son départ du gouvernement? Absolument pas, explique The Economist. Pour le quotidien britannique, la crise politique italienne s'apparente à une bataille de petits soldats: «les combattants se ruent sur le champ de bataille l'épée levée, lançant des cris de guerre. Mais finalement, rien ne bouge».

Fini ne part donc pas, et Berlusconi, visiblement irrité par ses critiques, pense à demander au président de la République, Giorgio Napolitano, de renvoyer son rival. Encore une fois, rien n'aboutit: même en le voulant, le renvoi du président de la Chambre des députés n'est pas dans les pouvoirs de Napolitano.

Que faire? «Les élections!» s'exclame la Ligue du Nord, forte d'un dernier sondage paru dans le Corriere della Sera qui lui donne 11-12% de soutien populaire. Mais l'hypothèse des urnes suscite moins d'enthousiasme chez Berlusconi, dont la popularité est en chute, ainsi que chez Fini, auquel le sondage n'attribue que 6-7% d'avis favorables.

La Ligue du Nord fera-t-elle tomber le gouvernement pour aller aux éléctions anticipées? Pour l'instant, la politique italienne semble préférer perséverer dans ses jeux de petits soldats. Berlusconi s'est assuré le soutien de la Ligue en lui promettant le fédéralisme fiscal, cheval de batille du parti populiste. «On a scellé un pacte avec Berlusconi, a déclaré Umberto Bossi, dirigeant de la Ligue du Nord. Il nous a donné les votes pour le fédéralisme, on va donc tenir notre parole: il aura notre vote».

De quoi continuer jusqu'en 2013.

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Photo: Close-up of toy infantry soldiers recreating a battle scene, Horia Varlan via Flickr CC License by

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