Monde

Les (cyber) attentats du 11 septembre

Slate.fr, mis à jour le 09.09.2010 à 17 h 26

Ce 11 septembre 2010, neuf ans après les attentats sur le World Trade Center, de nouvelles attaques pourraient avoir lieu. Des cyber-attaques, plus précisément. En effet, en 2008 et 2009, les principaux forums islamistes en ligne aux États-Unis ont été hackés à cette période de l'année, propice à la propagande djihadiste. C'est ce que rapporte Wired, qui précise cependant que ces fermetures étaient pour la plupart temporaires.

«De précédents reportages ont indiqué que les Etats-Unis et leurs alliés étaient responsables de certaines de ces attaques. Alors que le 11 septembre approche, les Etats-Unis pourraient ou non faire le coup du chapeau et lancer une nouvelle série de sabotages en ligne. Mais le devraient-ils? Que gagnent les gouvernements occidentaux à interrompre de temps à autre les sites djihadistes?»

La question se pose d'autant plus que ces attaques ponctuelles ont rendu les cyber-islamistes moins enclins à livrer des informations importantes sur leurs forums, ce qui a diminué la valeur de ces sites aux yeux des services de renseignements, selon Thomas Hegghammer, chercheur au Norwegian Defence Research Establishment. Dès lors, ce spécialiste du djihad se montre «plus ouvert à l'idée d'une campagne visant à fermer et limiter les principaux forums, autant que la technique le permet», poursuit Wired. «Le coût de la perte de cette source est plus faible qu'avant», selon Hegghammer.

Problème: le lancement d'une telle campagne nécessiterait une coopération internationale, un site Internet fermé par un gouvernement pouvant toujours se faire héberger dans un autre pays. Or, de nombreux Etats, soucieux de leur souveraineté ou de la liberté d'expression, n'accepteraient sûrement pas de se plier aux exigences des Américains.

Une autre solution pour les États-Unis consisterait à démanteler les sites djihadistes par une attaque unilatérale, en utilisant seulement les moyens techniques du Département de la Défense. Cependant, en 2008, une opération du même type avait eu de graves effets secondaires, démolissant 300 serveurs en Arabie Saoudite, Allemagne et Amérique. Comme le souligne The Washington Post, la cyber-stratégie contre les terroristes n'est pas encore au point.

À LIRE ÉGALEMENT SUR SLATE.FR: La cyberguerre en 24 heures chrono et Les réseaux, nouveau théâtre des opérations 

Photo: Les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Wikimedia Commons, domaine public

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