Monde

Sakineh condamnée à 99 coups de fouet supplémentaires

Temps de lecture : 2 min

L’Iran continue dans l’escalade des peines pour Sakineh Mohammadi Ashtani. L’Iranienne, déjà condamnée à la mort par lapidation pour adultère, a été condamnée à 99 coups de fouet supplémentaires, a confié son fils, Sajjad Mohammad Ashtani, au site Le Règle du Jeu.

Cette fois-ci, Téhéran reproche à sa mère d’avoir propagé «la corruption et l’indécence». Tout cela à cause d’une photo parue dans le Times le 28 août. Le quotidien londonien montrait une femme sans foulard présentée à tort comme Sakineh.La règle du Jeu explique:

«Cette photo était en fait celle d’une autre femme, Susan Hejrat, activiste politique iranienne vivant en Suède», explique depuis Cologne (Allemagne), Mina Ahadi, présidente du Comité international contre la lapidation et l’exécution. «Dès que nous avons été mis au courant de la publication de cette photo par le London Times, puis par la suite par le quotidien Aftonbladet de Suède, nous avons informé les quotidiens en question que la photo n’était pas celle de Sakineh Mohammadi Ashtiani.»

Le 3 septembre, le Times s’est excusé, mais apparemment, cela ne change rien pour les autorités iraniennes qui semblent décidé à appliquer la nouvelle condamnation.

Sakineh Mohammadi Ashtiani, Iranienne de 43 ans, a été condamnée le 15 mai 2006 à 99 coups de fouet, pour «relation illégale». En septembre 2006, le dossier du meurtre de son mari a été rouvert, et l’Iranienne a été condamnée à 10 ans de prison pour «complicité de meurtre», et à la lapidation pour adultère. La communauté internationale se mobilise, notamment au travers d’une pétition lancée par Bernard-Henri Lévy qui a déjà recueilli plus de 65.000 signatures selon La Règle du Jeu. Face à la vague d'indignation planétaire, la justice iranienne a, pour le moment, suspendu l'exécution de la sentence de lapidation.

Bernard-Henri Lévy se confiait la semaine dernière à Slate.fr:

Le soutien apporté à Sakineh «est, aussi, le premier geste concret de solidarité envers la société iranienne, la seule solution entre le laisser-faire coupable et la résignation à la guerre. Ainsi, avec cette pétition citoyenne, avec ces dizaines de milliers de noms que nous opposons à la monstrueuse force des pierres, nous sommes, un peu, aux côtés de ceux dont le vote a été volé en juin 2009. Et c'est une raison supplémentaire de maintenir la pression, d'intensifier la mobilisation. Pour le fils de Sakineh, les choses sont très claires: chaque signature au bas de la pétition, chaque nom de chaque lecteur de Slate, de la RDJ ou d'ailleurs en soutien á la jeune femme menacée de lapidation est comme une bouteille à la mer qui arriverait à destination».

À LIRE ÉGALEMENT SUR SLATE.FR: Comment se passe une lapidation en Iran

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