France

La sculpture coquine de Liliane Bettencourt

Slate.fr, mis à jour le 02.09.2010 à 16 h 07

Photo Capital David Abiker

Photo Capital David Abiker

C'est le petit sourire au milieu de cette nébuleuse affaire Bettencourt. Une photo publiée dans le numéro de septembre de magazine Capital dans le cadre d'une enquête sur les «secrets de la maison Bettencourt» a fait le tour du web depuis mercredi 1er septembre. Dans un portrait de Liliane Bettencourt, on croit discerner en bas à gauche posé sur un table un... sexe en or. Le Petit Journal de Canal+ l'a aussi relevé. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi n'en revient pas et éclate de rire:



Mais qu'est-ce que ça peut bien être? Evidemment, les internautes imaginent un sex-toy. C'est David Abiker, chroniqueur sur Europe 1, qui le laisse sous-entendre en premier en postant sur son Twitter une photo du magazine: «Il semblerait que Liliane ait de drôles de jouets dorés chez elle.»

Au lendemain de cet improbable buzz, on a enfin l'explication de la présence de ce sexe en or chez la respectable héritière de L'Oréal. Le magazine Capital publie un court article pour indiquer que ce «détail» ne leur avait pas échappé lors de la publication de la photo mais qu'ils avaient jugé inutile de s'y attarder.

En fait, cette sculpture avait été offerte à son défunt mari par l'un de ses plus vieux amis, aujourd'hui décédé. «C'était un cadeau humoristique, allusion à leur vigueur, malgré leur âge avancé», raconte un ancien domestique d'André Bettencourt. La chambre d'André, au premier étage de l'hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, est aujourd'hui utilisée comme bureau par Liliane Bettencourt, mais elle n’a pas touché aux souvenirs de son ex-époux. Toutefois, le personnel avait pour consigne de ranger la fameuse sculpture lorsqu'il y avait des invités. Mais le jour de la séance photo, ils ont oublié de la mettre au placard. Et Liliane n'a semble-t-il pas fait attention à ce petit détail croustillant.

Affaire classée. Mais pendant ce temps, l'affaire judiciaire continue. La juge Isabelle Prévost-Desprez a dirigé mercredi 1er septembre une perquisition au domicile de la milliardaire à Neuilly. A l'issue de la perquisition, l'héritière de L'Oréal s'est dite «outrée et choquée, blessée et triste de voir [sa] vie privée étalée et violée de nouveau» expliquant que «les serrures de ses coffres» avaient été «forcées».

Pour ne rien rater de l'affaire Bettencourt-Woerth, n'oubliez notre page Facebook récapitulative. Au moins aussi drôle que les sculptures de Liliane.

Photo: Capital par David Abiker

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