Sports

Le coup-franc parfait expliqué par la science

Slate.fr, mis à jour le 02.09.2010 à 15 h 27

Photo: Free Kick / vuhlser via Flickr CC License by

Photo: Free Kick / vuhlser via Flickr CC License by

Fabien Barthez ne s’en est certainement jamais remis. Le coup-franc, tiré de 35 mètres par un Roberto Carlos en état de grâce un soir de 1997 lors d'un match amical France-Brésil, avait laissé le gardien bleu sur place. À revoir la trajectoire hallucinante du ballon, on le comprend.

Les scientifiques français Guillaume Dupeux, Anne Le Goff, David Quéré et Christophe Clanet ont publié une étude (document PDF) sur le sujet pour le New Journal of Physics. S'ils avaient déjà révélé à Slate les secrets du coup de pied arrêté parfait, les auteurs se sont cette fois attachés à expliquer en détail à la BBC le chef-d’oeuvre de Roberto Carlos.

Avant toute chose, les chercheurs démontent une idée reçue: ce que les commentateurs sportifs appellent pudiquement la «réussite» et le commun des mortels la «chance» n’est à aucun moment entré en jeu. Effectivement, un pareil tir pourrait être reproduit à trois conditions:

  • la frappe devra être suffisamment puissante,
  • la balle frappée à un point précis,
  • et surtout à une distance convenable des cages adverses.

Car en fait, si la trajectoire du missile de Roberto Carlos étonne tant, c’est surtout que ce dernier était assez loin pour que cela se remarque. Certains tireurs le font régulièrement, mais trop près du gardien pour que le ballon puisse suivre son chemin jusqu’au bout. Christophe Clanet explique:

«Si la distance est réduite, vous ne remarquez que la première partie de la courbe. Mais lorsqu’elle est grande, comme c’est le cas ici, vous voyez cette même courbe plus nettement, et devinez l’ensemble de la trajectoire.»

En l'occurrence, le scientifique décrit la trajectoire du ballon comme suivant «la forme d’une coquille d’escargot», c’est-à-dire prenant une forme de spirale. Mieux, si la gravité n’avait pas fait son office, la balle aurait fini par tourbillonner dans la surface de réparation après être entrée dans le but.

Il ne reste plus qu’à espérer que le prochain objet d’étude des Français soit un tir de Taye Taiwo, dont la réputation d’orfèvre du coup franc n’est plus à faire. Juste pour le plaisir, voici un petit aperçu du travail de cet amoureux de la finesse.

À LIRE ÉGALEMENT SUR SLATE: La physique du coup-franc

Photo: Free Kick / vuhlser via Flickr CC License by

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte