Life

Qui boira vivra!

Slate.fr, mis à jour le 01.09.2010 à 11 h 46

Dix mois après avoir relayé une étude démontrant que les personnes ne buvant jamais d'alcool avaient plus de chances de sombrer dans la dépression que les consommateurs réguliers, le journaliste américain John Cloud devrait à nouveau faire bondir les antialcooliques. Sur le site du magazine Time, il cite une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'université du Texas dont les résultats peuvent surprendre: les gros consommateurs d'alcool vivraient plus longtemps que ceux qui ne boivent jamais!

Ces chercheurs, qui ont suivi 1.824 individus de 55 à 65 ans, ont établi une typologie des taux de mortalité en fonction du degré de consommation d'alcool. Sur une période de vingt ans, la mortalité la plus basse (41%) correspond aux buveurs modérés. Par ailleurs, 60% des gros buveurs sont décédés, contre 69% des individus qui ne consommaient plus d'alcool (les «abstinents»).

L'explication tient en deux temps. D'une part, les personnes qui ne boivent jamais font souvent partie des classes populaires, pour lesquelles l'alcool représente une dépense importante. Or, le taux de mortalité est plus important chez ces catégories sociales, notamment à cause du nombre élevé de facteurs de stress. D'autre part, au-delà des multiples explications socio-économiques, l'article met l'accent sur cette propriété qu'a l'alcool de favoriser les relations sociales, celles-ci étant indispensable au maintien d'une bonne condition physique et morale.

Les auteurs de l'étude prennent cependant le soin de rappeler que si l'alcool n'est pas un poison mortel, il peut néanmoins avoir de graves conséquences (perte de mémoire, malaises, accidents), sans compter le risque de l'addiction.

La consommation modérée reste le meilleur moyen d'éviter de se gâcher ainsi la vie. Depuis plusieurs années, les recherches montrent que boire un à trois verres par jour améliorerait la santé cardiaque, en particulier lorsqu'il s'agit de vin rouge. Ajoutons qu'il y a six mois, une autre étude relayée par The Huffington Post affirmait qu'une consommation modérée d'alcool aidait les femmes à lutter contre la prise de poids, le breuvage le plus efficace étant là aussi le vin rouge. De quoi conforter le French paradox si cher aux Américains!

Photo: André Karwath via Wikimedia Commons, License CC

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