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Une stripteaseuse anglaise sur quatre a un diplôme universitaire

Temps de lecture : 2 min

Lors de l'exposition Erotica Dream à Nice Eric Gaillard / Reuters
Lors de l'exposition Erotica Dream à Nice Eric Gaillard / Reuters

Contrairement aux idées reçues, les stripteaseuses et autres danseuses érotiques ne sont pas victimes de la misère et de la coercition mais motivées avant tout par l'argent et la facilité à le gagner explique le très respecté quotidien anglais The Independent.

C'est la conclusion de la première étude universitaire sociologique menée sur cette profession qui montre que la plupart des danseuses nues ne sont pas des filles sans ressources et sans bagage professionnel puisqu'une sur quatre en moyenne possède un diplôme universitaire.

En Grande-Bretagne, une stripteaseuse gagne en moyenne 232 livres net par prestation (283 euros) et la plupart en font entre deux et quatre par semaine ce qui leur assure des revenus annuels compris entre 24 000 (29 280 euros) et 48 000 livres (58 560 euros).

Elles sont pour la plupart des aspirantes starlettes, des mannequins ayant des difficultés à trouver des engagements et des artistes qui arrondissent leurs fins de mois en pratiquant la danse exotique. L'étude souligne qu'un nombre non négligeable de jeunes femmes diplômées de l'université, mais dans des domaines où il est difficile de trouver un emploi, comme l'art, choisissent ainsi par facilité de devenir danseuses nues.

Les travaux des docteurs Teela Sanders et Kate Hardy de l'Université de Leeds montrent en plus que la grande majorité des danseuses rapportent éprouver une grande satisfaction avec leur travail. L'attraction vient avant tout de la possibilité qu'offre cette profession de mener dans le même temps des études ou un autre métier tout en ayant des revenus non négligeables.

Le docteur Sanders explique avoir été surprise par «le nombre infini de femmes » qui veulent devenir des danseuses érotiques. «Ces femmes ont une grande confiance dans leur corps. Je pense qu'il y a quelque chose comme une différence culturelle de génération. Ces femmes ne croient pas qu'elles sont exploitées parce que sont elles qui gagnent de l'argent après une danse de trois minutes et un peu de conversation.

Il y a même des exemples de journalistes ayant changé de métier comme Amber qui a abandonné sa carrière de journaliste dans la finance il y a sept ans pour devenir danseuse et gagne 40.000 livres par ans comme stripteaseuse dans des clubs londoniens. Elle a 32 ans et avoue «avoir toujours été fascinée par l'idée d'être une stripteaseuse. Je pense que c'est le rêve de tout le monde d'être son propre employeur, de ne pas avoir de patron et de travailler autant que vous le voulez quand vous le voulez». Amber raconte même avoir rencontré une danseuse érotique comme elle qui avait un diplôme d'astrophysique!

Photo: Lors de l'exposition Erotica Dream à Nice Eric Gaillard / Reuters

Slate.fr

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