Monde

La CIA paye des informateurs au sein du gouvernement afghan

Temps de lecture : 2 min

La CIA verse de l'argent à des membres de l'administration du président Hamid Karzai, rapporte le Washington Post. Selon d'anciens et d'actuels responsables américains cités par le quotidien, certains sont des informateurs de l'agence américaine, tandis que d'autres sont payés en vertu d'arrangements informels. Un nombre important de responsables de l'administration afghane seraient impliqués. Pourquoi la CIA paie-t-elle? En partie pour continuer à être informée, explique le Washington Post. Un fonctionnaire américain, sous couvert d'anonymat, explique que les Etats-Unis en ont besoin parce que le président afghan, Hamid Karzai, ne leur dit pas tout, voire n'est pas lui-même au courant de tout ce qui se passe.

La CIA continue de verser de l'argent malgré le fait que ces paiements peuvent favoriser la corruption des officiels afghans et saper les efforts pour combattre la dépendance des afghans vis-à-vis des sources de revenus secrètes.

Cette révélation intervient alors qu'une enquête pour corruption vise l'un des principaux conseillers de Karzai pour la sécurité (conseiller qui serait sur la liste des personnes payées par la CIA, selon le New York Times). La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, et le sénateur et ancien candidat John F. Kerry ont exprimé leurs inquiétudes par rapport aux efforts de Hamid Karzai pour ralentir l'action des équipes anti-corruption. Alors qu'Obama avait fait pression sur le président afghan en début d'année pour qu'il s'engage un peu plus contre la corruption, rappelle Reuters.

Le Washington Post estime qu'il y a des enjeux énormes pour l'administration Obama dans cette affaire. Les soupçons de corruption qui pèsent sur le gouvernement afghan ont poussé le Congrès à retenir des milliards de dollars destinés à l'aide. Cela menace également d'entraver le soutien des Américains à la guerre.

Un porte-parole de la CIA a démenti les informations de la presse américaine: «Cette source anonyme semble guidée par l'ignorance ou la malice, voire les deux.»

Photo: Hamid Karzai, REUTERS/Ahmad Masood

Slate.fr

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