Monde

Chine: l'embouteillage géant s'est volatilisé

Temps de lecture : 2 min

En Chine, l'énorme embouteillage (plus de 100kms) qui s'était formé aux portes de Pékin depuis la mi-août, a fini par se résorber, apparemment d'un seul coup. A partir du 14 août, de nombreux camions s'étaient retrouvés freinés voire bloqués en raison des travaux sur l'autoroute allant de Pékin au Tibet. Totalement bouché depuis une dizaine de jours, le tronçon a soudainement retrouvé une circulation normale.

Partis mercredi, des journalistes de l'Agence France Presse (AFP) ont emprunté la route jusqu'en Mongolie intérieure pour décrire le bouchon. Mais, surprise: ils n'ont rencontré aucun obstacle, hormis les ralentissements classiques qui se forment aux abords des péages.

Le bureau des Transports de Pékin, injoignable au moment de leur reportage, n'a pas donné d'explication. Les journalistes ont interviewé une employée d'une station-service, située à mi-chemin entre la capitale et la Mongolie intérieure: «La situation s'est récemment grandement améliorée. Je ne sais pas pourquoi.»

Un bus-tunnel pour fluidifier le trafic

Déjà très fréquentée en temps normal car elle mène à Badaling, l'endroit le plus visité de la Grande Muraille de Chine, l'autoroute connaissait depuis le mois de juin une augmentation de sa circulation. Selon la RTBF, présente sur place, les embouteillages pouvaient être la conséquence d'une mauvaise communication entre les différentes provinces:

«Le problème est celui d'une route de montagne, étroite, chroniquement saturée comme très souvent en Chine. Combinez à cela une administration fractionnée, ne s'occupant que de son dossier sans se préoccuper des conséquences ailleurs. Ce n'est que depuis ce week-end, que le Bureau de circulation rabroué par Pékin a fini par mettre un service d'exfiltration des véhicules prioritaires et de détournement à l'entrée de cette route de tous les inconforts. Sans doute avec succès...»

Pour remédier à ces graves problèmes de circulation, les autorités chinoises tentent de trouver des solutions. Comme le «straddling bus», (comprenez bus chevauchant): ce car sur rail, circulant à 60 km/h, permettra d'accueillir de 1.200 à 1.400 passagers dans sa partie haute, tout en laissant les véhicules circuler en dessous. Présenté en mai dernier lors du salon High-Tech de Pékin, il devrait contribuer à fluidier le trafic. D'après 20 minutes, un premier chantier va débuter en fin d'année, dans le quartier de Mentougou.

Photo: Embouteillage à Pékin by poeloq via Flickr / CC Licence By

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A retrouver sur Slate.fr: Comment se forme un embouteillage?

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