France

Jeunes UMP: le très contesté Lancar réélu

Slate.fr, mis à jour le 22.08.2010 à 20 h 20

Capture d'écran Twitter Benjamin Lancar

Capture d'écran Twitter Benjamin Lancar

Benjamin Lancar, actuel président des Jeunes Populaires de l'UMP, a été être réélu dimanche 22 août avec 78,2% des voix malgré une campagne délétère où ses 5 adversaires l'ont désigné comme l'homme à abattre. Comme lors de la campagne de 2008, les «grands» de l'UMP ont dû intervenir pour essayer de calmer le jeu: «Je vous demande, dès lors, de veiller à ce que vos colistiers et vous-même ayez un comportement exemplaire et des propos respectueux à l’égard de vos compétiteurs et de l’UMP», écrit Patrice Gélard dans une lettre publique membre de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales de l'UMP

Malgré ce joli score, le bilan de Benjamin Lancar est critiqué de toutes parts. Il est notamment à l'origine du fameux «lipdub» qui faisait danser Jeunes Pop' et ministres sur un titre ringard de Luc Plamondon. Le clip avait suscité une vague de moqueries sur Internet et dans les médias que beaucoup de jeunes UMP n'ont pas digéré.


Persuadé que les jeunes doivent donner dans la transgression pour se faire entendre, Benjamin Lancar avait aussi organisé une baignade dans la Seine pour alerter sur le changement climatique à l'occasion de la conférence de Copenhague. Un fiasco total: des policiers étaient venus cueillir les manifestants, la baignade étant strictement interdite. Lancar avait commenté: «Au début la police a cru à une manifestation de sans-papiers. Quand ils ont eu la certitude qu'on était de l'UMP, ils ont compris qu'on ne voulait pas faire de mal à quiconque», preuve d'une communication pas toujours bien maîtrisé. Et c'est bien ce que lui reprochent ses opposants.

Pour Aurore Bergé, la plus connue de ses opposants, «la politique de Lancar se résume à de l'esbroufe et à de la communication. Il a décrédibilisé la parole politique des Jeunes UMP». Le président des Jeunes Pop' semble peu se soucier de ces critiques. De toute façon, il a des «likes» sur Facebook, déclare-t-il au Point.fr:

«Cette campagne a eu des allures de procès kafkaïen. On m'a jeté en pâture. Mais tout ce qui ne tue pas rend plus fort! (pianotant sur son Blackberry) D'ailleurs, je n'ai jamais eu autant de I like et de témoignages positifs sur mon profil Facebook.»

L'organisation des élections est en elle-même très contestée. Médiapart relève ainsi 3 irrégularités: un scrutin organisé par un proche de Lancar, des candidats dissidents évincés lors de la première élection en juillet des «grands électeurs» pour le vote final et des candidats pro-Lancar ne figurant pas sur les listings UMP.

Photo: Capture d'écran Twitter Benjamin Lancar

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