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Voile: une employée musulmane poursuit Disneyland

Slate.fr, mis à jour le 20.08.2010 à 12 h 55

Selon Breitbart, une femme musulmane poursuit Disneyland pour discrimination aux Etats-Unis, après qu'il lui a été indiqué qu'elle ne pourrait plus servir les clients si elle continuait à porter le voile islamique.

Imane Boudlal, une étudiante de 26 ans d'origine marocaine, travaille depuis plus de deux ans dans l'un des restaurants du parc d'attraction de Anaheim, en Californie. D'après le syndicat Unite Here, elle avait l'habitude d'enlever son voile avant d'entrer dans le parc, car son port contrevient au règlement de Disney. Mais elle aurait changé d'avis depuis peu, selon Leigh Shelton, porte-parole du syndicat:

«Mais récemment, elle a vécu plusieurs expériences qui lui ont ouvert les yeux, et elle a décidé de contester le règlement, car il est illégal et injuste.»

Il y a quelques mois, Imane Boudlal aurait demandé à ses employeurs la permission de porter un voile pendant son travail. Malgré l'absence de réponse, Boudlal a commencé à se voiler à l'occasion du Ramadan.

Un costume 100% Disney ou rien

Disney aurait alors demandé à Imane Boudlal d'enlever «son hijab si elle veut travailler comme hôtesse. Car le voile ne serait pas compatible avec le look Disney». Par la suite, d'après Unite here, l'entreprise américaine aurait proposé un compromis à son employée: soit reprendre un travail de cuisine, sans rencontrer la clientèle, soit rentrer à la maison.

Disney ne partage pas cette version des faits et nie toute discrimination, rapporte Metro Canada. L'entreprise californienne ne ne se dit pas opposée au voile: elle aurait proposé à Imane Boudlal de travailler voilée, mais hors de la vue du public, le temps de trouver un couvre-chef compatible avec son uniforme d'hôtesse. Selon la porte-parole de l'entreprise, cette règle s'appliquerait à tout le monde: à Disneyland, une personne travaillant au contact de la clientèle ne peut pas porter un vêtement qui ne fait pas partie de son uniforme.

Imane Boudlal a préféré en appeller à la justice américaine. L’affaire sera tranchée devant la U.S. Equal Employment Opportunity Commission, un organisme fédéral qui gère les plaintes de discrimination en milieu professionnel.

 Qazi Ameena Mirza, directeur exécutif adjoint et avocat du Conseil sur les relations américano-islamiques, se veut confiante: «Rien ne peut justifier le refus de Disney de permettre Mme Boudlal de porter son foulard au travail.»

Photo: pasar kaget by nugieshare via Flickr / CC Licence By



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