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Un Chatroulette pour fumeurs de joint

Slate.fr, mis à jour le 20.08.2010 à 10 h 49

Photo: Dark Joint 2.0 / Wiros via Flickr CC License By

Photo: Dark Joint 2.0 / Wiros via Flickr CC License By

Chatroulette fait des petits. Pour rappel, le sulfureux site permet de mettre deux personnes qui ne se sont jamais rencontrées en contact vidéo direct et aléatoire,  avec les conséquences que l’on connaît en termes de verges turgescentes et poitrines dénudées. Un outil neutre aux usages illimitées. Idéal, en fait, pour exploiter des marchés de niche.

2010 a ainsi vu naître entre autres Pinkroulette, Ranchat, ou RouletteChat, respectivement destinés aux internautes gays, chinois et français. Il est même possible d’acheter entre 100 et 250 dollars (78 et 195 euros) un système identique prêt à être intégré sur votre site.

Impossible pour l’instant de savoir si Dan «Chill», étudiant américain de 20 ans, a mis la main au portefeuille pour développer SeshRoulette, son clone dédié aux fumeurs de cannabis. Impossible également lors de nos essais, à Slate.fr, de trouver quelqu’un à qui parler: Brian Ries, journaliste pour the Daily Beast, rapporte qu’au mieux, il n’a pu trouver que douze personnes en ligne en même temps, toutes américaines. Sur un forum spécialisé, GoLeafsGo2626 a une petite idée des raisons de ce relatif échec:

«Je suis dans la même école que le type qui a créé le site. C’est une bonne idée, mais je ne ressens pas vraiment le besoin de me montrer à un inconnu en train de fumer face à mon ordinateur.»

D'un point de vue juridique, SeshRoulette est en principe uniquement destiné aux fumeurs de marijuana médicalement prescrite aux États-Unis. Tous les États n’autorisant pas la pratique, Dan «Chill» a préféré rassurer les utilisateurs en rendant les connexions anonymes et intracables. Avant de se lancer, il a tout de même tenu à consulter un avocat quant au fait de consommer de l’herbe devant une caméra:

«On m’a répondu que c’était tout à fait légal de le faire, tant que la marijuana est acquise légalement.»

Ce qui n’est pas vraiment le cas pour Amanda, une jeune Texane croisée sur le site par le journaliste américain :

«Boah, personne ne le saura et n’en fera tout un plat. Enfin, je ne crois pas. [...] Et puis tout le monde aime l’herbe! :)»

À LIRE ÉGALEMENT: Chatroulette, le grand frisson du Net

Photo: Dark Joint 2.0 / Wiros via Flickr CC License By

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