Culture

Une triste fin pour le Retour du Jedi

Temps de lecture : 2 min

Si vous êtes fan de Star Wars, vous connaissez la fin du Retour du Jedi. Luke se recueille devant le bûcher où brûle Dark Vador (son père, bien sûr). Après cette séquence émotion, il se retrouve dans une grande fête Ewok, tout le monde s’embrasse et danse follement. The End.

Eh bien, figurez-vous que tout aurait pu être différent. Et nettement plus triste, comme nous l’apprend le LA Times qui a rencontré le producteur Gary Kurtz à l’occasion de la Star Wars Celebration V conférence en Floride. Dans un premier temps, il avait été imaginé que Han Solo meurt au milieu du film, tué lors d’un raid sur une base impériale. La fin aurait donc dû être la suivante :

«Les forces rebelles en lambeaux, Leia aux prises avec ses nouvelles fonctions en tant que reine et Luc marchant tout seul, tel Clint Eastwood dans les western spaghetti.»

S’il n’en a rien été, c’est à cause du merchandising. Star Wars marque le début de l’influence des produits dérivés dans l’amortissement financier des films à gros budget.

«A la place d’un final dous-amer, [George Lucas] voulait une fin euphorique dans laquelle tout le monde est heureux. […] George a décidé qu’il ne voulait qu’aucun personnage principal ne soit tué. A l’époque, il y avait de grosse vente de figurines, voilà la raison.»

Doit-on le regretter? Stuart Heritage, du Guardian, se pose la question. Peut-être que George Lucas a eu tort:

«Après tout, L’Empire Contre-Attaque est largement considéré comme le meilleur film Star Wars, et le fait que cet épisode se termine de la façon la plus pessimiste qui soit ne peut pas être une coïncidence. Peut-être qu’envelopper toute la trilogie d’une couverture de mort et de misère l’aurait renforcée.»

Et le Britannique de citer les films qui n’auraient jamais connu le succès sans une fin triste: Million Dollar Baby, Seven (imaginez Brad Pitt ouvrant une boîte pleine de délicieux gâteaux concoctés pour lui par Kevin Spacey pour s’excuser)…

Mais l’histoire du cinéma est aussi marquée par des films qui finissent bien, et du coup, Stuart Heritage ne sait plus quoi penser. Il invite d’ailleurs ses lecteurs à venir partager avec lui leurs opinions…

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Photo: Dark Vador

Newsletters

«Ailleurs, partout» et «Ziyara», trajets de vie et de mémoire

«Ailleurs, partout» et «Ziyara», trajets de vie et de mémoire

Le film d'Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter invente un émouvant dispositif visuel et sonore pour faire éprouver le gouffre ouvert par les phénomènes migratoires actuels. Celui de Simone Bitton chemine parmi les traces d'un monde disparu, qui interroge le présent.

«Le Diable n'existe pas» y va vigoureusement par quatre chemins

«Le Diable n'existe pas» y va vigoureusement par quatre chemins

Le film de Mohammad Rasoulof assemble quatre récits en forme de contes contemporains pour faire éprouver comment l'usage de la peine de mort par un régime répressif contamine chacun.

«Madres Paralelas», amours de femmes dans un palais des glaces

«Madres Paralelas», amours de femmes dans un palais des glaces

Grâce notamment à l'interprétation toute en finesse de ses deux actrices principales, le film le plus accompli d'Almodóvar depuis une bonne décennie compose une émouvante, subtile et finalement joyeuse carte des émotions.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio