France

La neutralité du Net vue par NKM

Temps de lecture : 2 min

Dans la torpeur de l’été, un sujet agite les internautes: la neutralité du Net. Un peu serpent de mer, cette notion, dont Slate vous a déjà beaucoup parlé (en résumé, il s’agit d’affirmer que le réseau doit rester ouvert, sans qu’aucun opérateur ne puisse acquérir une position dominante), ressurgit à la faveur d’un rapport remis par Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat au numérique, au Parlement. Agacée par les commentaires tournant sur le web (lire par exemple l'interview du président de FDN sur Ecrans.fr), NKM a adressé une tribune à Rue 89. Tribune dans laquelle la secrétaire d’Etat tente de recadrer le débat.

1/ Son rapport n’est qu’un rapport, pas un projet de loi.

«Ce rapport n'est qu'une étape dans un processus de réflexion public entamé déjà depuis plusieurs mois.»
«Il ne s'agit pas d'un projet de loi, ni même d'une esquisse législative, mais d'un document d'information. Son ambition est d'éclairer sur la situation d'Internet, sur la législation existante, sur les effets attendus de la future transposition des directives européennes, sur l'opportunité de légiférer de nouveau pour préserver la neutralité, et d'indiquer enfin à la représentation nationale des points particuliers de vigilance.»

2/ La discussion est ouverte:

«Ma démarche est une invitation faite à tous, à se saisir d'un sujet qui ne peut laisser personne indifférent, puisqu'il est question de libertés publiques et de grands équilibres économiques.»

Et, c’est promis:

«Nous en reparlerons à la rentrée, publiquement.»

3/ NKM n’a pas de «religion»:

«La neutralité du Net est à mes yeux un ensemble de principes, qui garantissent la libre circulation des contenus sur Internet. Ce qui signifie la liberté de les produire, de les diffuser, d'y accéder, dans un environnement qui garantisse l'égalité d'accès. Ce n'est pas un credo que j'exprime, parce que la neutralité n'est pas plus un dogme qu'Internet n'est une religion. C'est une conviction, réaffirmée à maintes reprises, sur un enjeu qui n'est pas seulement technologique mais économique, social et politique.»

La question de la neutralité du Net dépasse largement les frontières hexagonales. Comme Slate vous le signalait le 10 août, Google et Verizon ont annoncé qu’ils souhaitaient créer un second Internet, plus rapide pour les sites qui y mettraient le prix. Une proposition qui n’avait pas plu aux défenseurs de la neutralité des réseaux ni à la FCC, l’agence gouvernementale en charge des télécommunications.

À LIRE ÉGALEMENT : Eric Schmidt est un type gentil ; Reparlons un peu de neutralité du net ;Neutralité des réseaux : kezaco? ; Neutralité du net: quel réseau veut-on pour demain?

Photo : Nathalie Kosciusko-Morizet, Jacky Naegelen/Reuter

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