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Facebook et la géolocalisation, ça se précise

Slate.fr, mis à jour le 11.08.2010 à 15 h 38

Photo: Capture d'écran Google Maps

Photo: Capture d'écran Google Maps

Le sujet avait brillé par son absence lors de la dernière conférence organisée par Facebook pour les développeurs d’applications en avril dernier. Rien concernant la géolocalisation, alors même que Foursquare, le réseau social permettant d’indiquer à ses contacts sa position et ses conseils sur le resto du coin, était en pleine explosion.

Le temps perdu est cependant sur le point d’être rattrapé, à en croire Cnet. Le réseau aux 500 millions de membres finaliserait le développement de sa plateforme de géolocalisation, qui ne concernerait pour l’instant que les applications tierces. Officiellement, presque rien ne filtre. Larry Yu, porte-parole de Facebook, confirme du bout des lèvres:

«Nous travaillons sur des fonctionnalités de localisation et sur l’intégration de produits, que nous lancerons dans les mois à venir. Nous donnerons plus de détails le moment venu.»

Même son de cloche du côté de Localeze, la société à laquelle Facebook aurait confié le développement de sa nouvelle plateforme, et déjà à l’origine de la localisation des «tweets»:

«Nous ne pouvons faire aucun commentaire sur des projets à venir, nous pouvons cependant vous annoncer que nous ferons quelques annonces importantes dans les semaines ou les mois à venir.»

À terme, l’un des apports principaux de ce type de technique serait la synchronisation d’un pointage géographique avec le volet «évènements» de Facebook. Il serait ainsi possible de vérifier qui, parmi ses contacts, est actuellement présent à un concert, par exemple. Signe qui ne trompe pas, l’entreprise de Mark Zuckerberg se serait positionnée sur le rachat du site Hot Potato, dédié à ce type d’utilisation. TechCrunch évoquait fin juillet un accord à hauteur de 10 millions de dollars (environ 8 millions d’euros) pour l’opération.

Facebook devra quoiqu’il en soit se montrer prudent sur sa communication. Régulièrement pointé du doigt à propos des questions relatives à la vie privée de ses utilisateurs, le réseau s’apprête à se doter d’une fonctionnalité controversée par nature.

Afin de dénoncer le partage excessif d’informations personnelles, un collectif avait lancé début 2010 le site PleaseRobMe.com (Cambriolez-moi, s’il vous plaît, en français). Celui-ci affichait en temps réel les noms des utilisateurs de Twitter qui venaient de «pointer» sur Foursquare, et qui n’étaient donc pas à leur domicile. De quoi donner des idées à de petits malins malintentionnés.

À LIRE ÉGALEMENT: Notre dossier sur la géolocalisation, et Foursquare, pour quoi faire?

Photo: Capture d'écran Google Maps

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