Monde

Laissez Michelle Obama tranquille!

Temps de lecture : 2 min

Après la mini-polémique sur ses vacances en Espagne, The Daily Beast défend les goûts vestimentaires de la Première dame des Etats-Unis. Le site magazine estiment que les critiques tiennent surtout au fait qu'elle ne joue pas «le rôle traditionnel d'hôtesse de la Maison blanche» et fait absolument ce qui plait tout en étant... splendide. Et là est le problème selon The Daily Beast. L'opinion publique américaine est ambivalente. Elle souhaite «une première dame qui soit jolie, mais pas trop jolie». Résultat, on la critique quand elle porte des shorts de campeur dans le Grand Canyon et quand elle porte des vêtements Jean-Paul Gaultier en Espagne.

Et le site de lancer aux détracteurs de Michelle Obama:

«Dites ce que vous voulez sur son style personnel mais sa garde-robe –un savant calcul de haute couture et prêt-à-porter– est choisie avec sensibilité et avec le souci de la difficile situation économique nous traversons».

Le Daily Beast rappelle en effet que, lors de la campagne présidentielle, Michelle Obama avait fait parler d'elle en s'habillant en J.Crew –une marque de prêt-à-porter– pour une apparition sur un talk-show, et qu'elle avait récemment accueilli Nancy Reagan pour un déjeuner avec un sweat-shirt Gap. Et quand elle porte une tenue chère, elle la porte à plusieurs reprises.

Clairement, l'épouse du président américain sait très bien le pouvoir qu'a la communication visuelle sur la culture américaine:

«Le style et la manière dont vous vous présentez au monde ne sont pas juste des tentatives frivoles mais de puissants moyens de communication. Les critiques échouent à voir le puissant message d'indépendance que son style représente pour des millions de jeunes femmes, particuilièrement les Africaines-américaines [...] Mme Obama utilise sa propre image et son apparence pour se rapprocher des autres femmes et pour leur apprendre à prendre soin d'elles, à améliorer leur vie. Ce look n'est pas cher; il est inestimable».

Vacances de luxe en Espagne ou pas, Michelle Obama reste toujours l'arme fatale des démocrates, rappelle Politico: elle est de loin plus populaire que son mari (66% des Américains lui étaient favorables en juillet 2010 contre 52% pour Barack Obama), et le gouvernement va probablement la lancer en campagne dans plusieurs Etats clés pour les élections législatives de la mi-mandat.

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Photo: Michelle Obama à Marbella, le 4 août 2010 - REUTERS/Jon Nazca

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