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De «teen» à «MILF»: les 10 ans de porno d’Aurora Snow

Slate.fr, mis à jour le 10.08.2010 à 15 h 01

Photo: Aurora Snow / lukeisback.com - via Wikimedia CC License by

Photo: Aurora Snow / lukeisback.com - via Wikimedia CC License by

À l’occasion de ses dix ans de carrière dans le milieu du X, l’actrice américaine Aurora Snow revient pour The Daily Beast sur son parcours, ses gloires et ses doutes. Petit résumé…

Ses premiers pas sont tout ce qu’il y a de plus «classique». Angoissée à l’idée de ne pas joindre les deux bouts une fois entrée à l’université, celle qui était encore Rebecca Claire Kensington répond à une petite annonce au titre sibyllin: «Des filles gagnent 2.000 dollars par jour!». De plus petits caractères précisent bien qu’il s’agit de photos de nu, mais la jeune fille ne se démonte pas et se présente au studio. Très vite, elle réalise que la vidéo est bien plus rentable, et entre avec conviction dans l’industrie du porno alors qu’elle n’a que 18 ans: elle enchaînera ainsi deux tournages pour son premier jour de travail.

Devenue Aurora Snow, Rebecca est alors placée dans la catégorie «barely legal» (tout juste légal, selon les termes en vigueur dans le milieu), et réalise très vite qu’il s’agit là de l’âge d’or d’une carrière. Elle rencontre les plus grandes stars du X au cours de tournages, s’ouvre à de nouvelles expériences sexuelles et tire définitivement un trait sur son projet initial: ne faire qu’un an de porno avant de claquer la porte. C’est en 2003 qu’arrive la consécration: elle décroche le prix de l’actrice de l’année lors des Oscars du X américain, les AVN Awards. Elle entreprend alors un passage dans un domaine plus classique, anime une émission sur Playboy TV et intervient régulièrement à la radio, tout en continuant son activité principale.

Le choc intervient alors qu’Aurora vient de fêter ses 24 ans. Un réalisateur lui demande alors de jouer le rôle d’une MILF (Mother I’d Like to Fuck, ou Mère que j’aimerais baiser, dans la langue de Molière). Le traumatisme est de taille: elle qui imaginait glisser sereinement dans la catégorie des étudiantes sexy est cantonnée à des rôles de cougar insatiable.

Il en faut cependant plus pour déstabiliser Aurora Snow. Philosophe, elle estime, quatre ans après l’évènement fatidique, que ce tournant lui a permis de trouver un autre public. En plus des pornos parodiques, l’actrice se tourne désormais vers des marchés de niche:fétichisme, bondage, soumission ou encore domination. Sans pour autant tirer un trait sur ses ambitions: après une apparition dans le film Supergrave de Judd Apatow, la belle devrait bientôt retrouver les bancs de la faculté de droit pour préparer son diplôme d’avocat:

«Je crois que mon parcours dans l’industrie fera de moi une très bonne avocate. Le porno m’a aidé de ce point de vue-là. Je suis peut-être encore timide, mais être “Aurora Snow” m’a appris que mon ambition peut me mener vers le plus inattendu.»

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Photo: Aurora Snow / lukeisback.com - via Wikimedia CC License by

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