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StumbleUpon, le ChatRoulette intelligent du web

Slate.fr, mis à jour le 04.08.2010 à 11 h 59

Photo: Logo of StumbleUpon / topgold via Flickr CC License By

Photo: Logo of StumbleUpon / topgold via Flickr CC License By

Alors que l’attention médiatique est focalisée tantôt sur Facebook (ses 500 millions d’utilisateurs et le film retraçant son histoire), tantôt sur Twitter (le 20 milliardième tweet a été envoyé il y a quelques jours), StumbleUpon poursuit son bonhomme de chemin, raconte ReadWriteWeb.

StumbleUpon? Le service, fondé trois ans avant Facebook et cinq avant Twitter, ressemble à un Chatroulette dédié aux sites web. Une fois inscrit et après avoir indiqué au réseau quelques uns de ses goûts, l’utilisateur installe une barre d’outils contenant trois boutons sur son navigateur: «Stumble!», «J’aime», et «Ce n’est pas pour moi». Le premier l’envoie sur une page aléatoire correspondant à ce que d’autres internautes au profil similaire ont apprécié, les deux suivants permettent donc d’affiner la sélection future, en indiquant à StumbleUpon vouloir découvrir davantage ou moins de contenu semblable.

Le réseau ne compte «que» 10 millions d’utilisateurs, mais ceux-ci sont particulièrement actifs. En moyenne, chaque membre utilise le service vingt-cinq fois par jour. @MicaR explique ainsi à ReadWriteWeb sur Twitter:

«Je suis une ‘Stumbler’ depuis des années. C’est un moyen génial pour trouver de nouvelles idées lorsqu’on tourne en rond, et bien sûr, pour perdre énormément de temps. Grâce à ça, j’ai appris beaucoup de choses, au hasard.»

En termes quantitatifs, StumbleUpon représente un eldorado virtuel pour tous les éditeurs de contenus du web. À raison: une récente étude de l’institut américain StatCounter a révélé que le réseau était le deuxième service de «média social» à générer le plus de trafic sur les sites traditionnels. Derrière le géant Facebook, mais largement au-dessus de Twitter, qui compte près de vingt fois plus de membres. Difficile pourtant pour les webmasters avides de visiteurs de dompter ce service, régi par les lois de la masse et du hasard.

Lorsque l’on s’intéresse aux coulisses de StumbleUpon, on s’attend à trouver un archétype de success-story «made in Silicon Valley». Pas ici. Certes, le réseau a attisé les convoitises de poids-lourds du secteur, au point d’être racheté pour 75 millions de dollars par eBay en 2007. En difficultés financières deux ans plus tard, le géant des enchères en ligne a voulu revendre son jouet. Plutôt que d’attendre un nouveau prétendant, les fondateurs de StumbleUpon ont préféré racheter leur entreprise, aidé par des investisseurs indépendants. Depuis un an, le site a doublé son nombre de membres.

Photo: Logo of StumbleUpon / topgold via Flickr CC License By

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