Monde

Les dangereux plateaux-repas en avion

Slate.fr, mis à jour le 03.08.2010 à 12 h 21

Photo: Plane Food / Mike Saechang via Flickr CC License by

Photo: Plane Food / Mike Saechang via Flickr CC License by

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a certainement pensé au film «Y a-t-il un pilote dans l’avion?», sorti il y a 30 ans, en publiant son rapport sur la qualité de la nourriture servie en vol par les compagnies locales.

Dans la célèbre parodie où figure Leslie Nielsen, l’ensemble des passagers –pilote compris–, subit une intoxication alimentaire aux conséquences dramatiques après avoir mangé du poisson proposé par les hôtesses.


Pas de quoi rire, pourtant, à la lecture de l’enquête menée par l’administration. L’image des plateaux-repas peu ragoûtants ne va en effet certainement pas s’améliorer. Nourriture stockée à des températures inadéquates, équipements sales, voire cafards, mouches ou souris; l’inspection portant sur les trois traiteurs servant plus de cent millions de repas par an aux passagers fait froid dans le dos. Parmi les compagnies faisant appel aux services de ces entreprises, on retrouve Delta Airlines, American Airlines, United Airlines ou encore Continental Airlines. Pas exactement des poids-plumes de l’aviation.

Plutôt que de se contenter de la langue de bois des portes-parole des traiteurs mis en cause («Des contrôles de qualité complets et à chaque étape de la chaine de production ont été mis en place pour s’assurer qu’une nourriture saine, bonne et sûre soit servie aux voyageurs», expliquait ainsi une traiteur), The Daily Beast a fait appel a des nutritionnistes pour analyser la risques présentés par six repas proposés en vol.

On y apprend ainsi que les burritos contenant des oeufs et du jambon peuvent, s’ils sont mal conservés, provoquer des diarrhées ou de la fièvre. Les sandwiches à la dinde et les plats à base de poulet eux sont potentiellement porteurs d’une grande quantité d’une bactérie appelée Escherichia coli, pouvant être mortelle en cas d’infection.

Selon Ira Allen, porte-parole de la FDA, le salut de la nourriture aérienne viendrait de manière surprenante des compagnies low-cost:

«En proposant moins de plats préparés et davantage de nourriture pré-emballée, les risques de mauvaise préparation, conservation et manutention sont bien moindres»

Le choix de la raison reste donc les snacks emballés individuellement, de type crackers, bretzels et cacahuètes. Attention toutefois à ce que le contenant n’ait pas souffert de la pression en éclatant: vous vous exposeriez alors à des vomissements fort malvenus.

Photo: Plane Food / Mike Saechang via Flickr CC License by

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