Monde

David Cameron ne s'imaginait pas Premier ministre

Temps de lecture : 2 min

Après la proclamation des résultats des élections législatives en Grande-Bretagne, David Cameron ne croyait toujours pas en sa bonne étoile. Il pensait que ses chances de devenir Premier ministre étaient réduites parce que, à ses yeux, les libéraux-démocrates allaient s'allier aux travaillistes. The Independent annonce qu'une émission télévisée intitulée «Cinq jours qui ont changé l'Angleterre» va révéler la façon dont la coalition libérale-conservatrice a été formée.

BBC News explique que le documentaire, réalisé par l'éditorialiste politique Nick Robinson, porte sur les cinq jours de négociations entre les trois principaux partis politiques du pays après les législatives du 6 mai.

Selon The Independent, 24 heures après les élections, David Cameron nageait toujours dans l'incertitude. Même quand la Reine Elisabeth II lui a demandé de former un gouvernement, l'actuel locataire du 10 Downing Street ne savait pas si ce serait une coalition ou un gouvernement minoritaire car les négociations avec les libéraux-démocrates n'avaient pas encore abouti. Cette incertitude était tellement grande que Cameron confiait à sa femme Samantha:

«Cela ne se réalisera pas. Je vais encore être le leader de l'opposition. Je suis déprimé que cela n'ait pas marché comme nous le souhaitions.».

Toujours dans l'incertitude, David Cameron se souvient avoir dit:

«Dimanche, je pensais que le lundi je serais probablement Premier ministre. Lundi soir, je me disais que je n'allais certainement pas l'être».

The Independent souligne que la démission précipitée de Gordon Brown avant la fin des discussions entre les travaillistes et les libéraux-démocrates avait soulagé David Cameron qui, surpris, appela sa femme:

«Je me rappelle avoir appelé Samantha et lui avoir dit: "Nous allons peut-être au Palais. Tu ferais mieux de mettre ta robe"»

Toutefois, selon The Independent, il y a des personnes en Angleterre qui ne croient pas au succès de la coalition entre conservateurs et libéraux démocrates. Sir Menzies Campbell, l'ancien leader du Parti Libéral-démocrate, en fait partie:

« Quand on a un partenaire de coalition, je pense qu'on risque grandement de finir par lui ressembler»

Photo: Le Premier ministre britannique en conférence de presse à Ankara Reuters/Umit Bektas

Slate.fr

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