Life

Prendre des vacances ne vous rendra pas plus heureux

Slate.fr, mis à jour le 29.07.2010 à 12 h 32

Boy at work / Giorgio Montersino via Flickr CC License by

Boy at work / Giorgio Montersino via Flickr CC License by

La communauté scientifique va certainement se faire beaucoup d'amis parmi les travailleurs de l'été. Un article publié (article payant) dans la revue «Recherche appliquée sur la qualité de vie» démontre en effet que les vacanciers, une fois rentrés, ne sont pas plus heureux que leur collègues restés enfermés dans leur bureau. L'étude révèle toutefois un pic de bonheur chez les futurs touristes dans les jours précédant le départ.

Pour expliquer ces conclusions, Sharon Begley, journaliste pour Newsweek, fait l'inventaire de dix ans d'études sur la question. On y apprend qu'en 2008, des chercheurs ont comparé les messages envoyés par les vacanciers durant leur séjour à leurs impressions quelques semaines plus tard. La grande majorité des sujets a ainsi tendance à idéaliser leur bonheur passé, quand les missives envoyés sur place ne laissent pas transparaître une joie débordante. Ce comportement s'expliquerait par une volonté de se rassurer: à quoi bon dépenser tant d'argent si cela ne rend pas la vie plus belle?

Plus précis encore, deux études distinctes (l'une datant de 2001article payant– et l'autre de 2009document PDF–) ont révélé que les bienfaits des vacances sur l'humeur des travailleurs ne durent en moyenne que quatre semaines. Passé ce délai, le «niveau de bonheur» des ex-vacanciers rejoint celui de leurs collègues. Pire, ces fameux effets bénéfiques seraient presque négligeables, si on en croit une autre enquête, parue cette fois en 2004 (article payant). Dans leur conclusion, les chercheurs de l'université de Surrey, en Grande-Bretagne, vont même jusqu'à affirmer que les vacances «ne rendent pas les gens plus tristes qu'avant leur départ». Encore heureux.

Il semble par ailleurs que les expériences les plus palpitantes –et donc générant le plus de joie– aient lieu à la fin des séjours, quand nous avons tendance à réaliser que le retour est proche et qu'il serait temps de décoller du transat pour s'activer un peu. Cet argument pousse les auteurs de ces études à préconiser de nombreuses vacances de courte durée, ce qui permet de multiplier à la fois l'excitation du départ et celle des derniers jours.

Fait étonnant, aucune tendance des futurs touristes à narguer leurs collègues devant la machine a café n'a été remarquée. 

Photo : Boy at work / Giorgio Montersino via Flickr CC License by

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte