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Les États-Unis autorisent le déverrouillage de l’iPhone

Slate.fr, mis à jour le 27.07.2010 à 11 h 42

Photo: Unboxing iPod Touch / FHKE via Flickr CC License by

Photo: Unboxing iPod Touch / FHKE via Flickr CC License by

Coup dur pour Apple. Le département chargé du droit d’auteur au sein du Congrès américain a approuvé hier la requête de l’Electronic Frontier Foundation (EFF) visant à légaliser le jailbreaking (déverrouillage) de l’iPhone.

Cette décision entre dans le cadre de la révision triennale du Digital Millennium Copyright Act (DMCA) visant à protéger la propriété intellectuelle, à l’image de la loi française DADVSI.

L’opération de déblocage du téléphone-star de la firme permet non seulement de choisir un autre réseau téléphonique que celui prévu à l’origine, mais également d’installer des applications non-autorisées par Apple. Le modèle choisi par l’entreprise de Steve Jobs était déjà largement critiqué pour sa sévérité envers les développeurs de programmes: chaque application devait être soumise au contrôle préalable d’Apple avant d’être mise à disposition sur sa plateforme, l’App Store.

Cette décision s’applique en théorie à tous les smartphones, mais seul Apple est nommément cité dans la décision du Congrès (document PDF).

«Si le but d’Apple est de restreindre le nombre de programmes disponibles sur ses terminaux, il n’y a aucune raison pour que la loi l’y encourage»

La firme n’a pas tardé à réagir, en déplaçant le débat sur le terrain de la garantie.

«L’objectif d’Apple a toujours été de faire en sorte que nos clients aient une excellente expérience avec leur iPhone, et nous savons que le jailbreaking peut sérieusement porter atteinte à cette expérience. Comme nous l’avons déjà dit, l’immense majorité des utilisateurs ne déverrouille pas son téléphone car cela peut leur faire perdre le bénéfice de leur garantie, en plus de rendre l’iPhone instable et produire des dysfonctionnements.»

Si la décision de légaliser le jailbreaking de l’iPhone focalise l’attention des médias outre-Atlantique, le Congrès a également aménagé le DMCA sur d’autres points concernant la gestion des droits numériques. Il est ainsi désormais autorisé de faire sauter les protections de jeux vidéos afin de corriger d’éventuelles failles de sécurité, mais également de forcer les sécurités anti-copie de DVD dans le cadre d’une utilisation non-commerciale et éducative. Voilà qui devrait faire le bonheur des hackers en herbe.

Photo: Unboxing iPod Touch / FHKE via Flickr CC License by

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