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La Guinée, une terre d'impunité?

Temps de lecture : 2 min

Soldats de l'armée près de l'aéroport national de Conakry, Octobre 2009. Reuters
Soldats de l'armée près de l'aéroport national de Conakry, Octobre 2009. Reuters/Luc Gnago

Ousmane Conté, l'aîné des fils de feu Lansana Conté (Président de la Guinée de 1984 à 2009), arrêté en février 2009 à la suite du démantèlement d'un réseau de trafic de drogue sévissant en Afrique de l'Ouest, a été remis en liberté provisoire.

En juin 2010, le président américain Barack Obama l'avait qualifié de «baron de la drogue» dans une lettre adressée au Congrès. Ses biens sous juridiction américaine devaient être saisis par la même occasion.

Selon le site guinéen Aminata.com, spécialiste de l'actualité guinéenne, cette décision de la justice guinéenne est fortement contestée à Conakry, la capitale du pays.

Aux premières heures de la prise du pouvoir par l'armée et le capitaine Moussa Dadis Camara, Ousmane Conté avait publiquement avoué son implication dans les cartels de la drogue avec une phrase restée d'anthologie dans le pays: «Je fais partie du réseau mais je n'en suis pas le parrain»

Son avocat avait récusé les accusations de parrainage de la drogue en soulignant que l'administration américaine avait fait une erreur, que son client n'était pas un trafiquant international et qu'il ne disposait d'aucun bien sur le sol américain.

«Le fils Conté est certes poursuivi pour trafic présumé de drogue mais j'affirme haut et fort qu'il n'est nullement connu dans le trafic international de cocaïne ni de la drogue», avait-il affirmé.

Aminata.com s'interroge sur les dessous de cette libération. Le site trouve suspecte cette décision de justice qui intervient au moment où les procès de la Cour d'assises se poursuivent et, surtout, sans que les charges qui pèsent sur Conté ne soient levées.

Photo: Soldats de l'armée près de l'aéroport national de Conakry, Octobre 2009. Reuters/Luc Gnago

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