Life

Les fantômes de Facebook

Slate.fr, mis à jour le 19.07.2010 à 18 h 29

Facebook s’apprête à atteindre les 500 millions de membres dans le courant de la semaine. Soit un demi million d’utilisateurs de tous horizons, répartis dans toute la planète. De tout âge aussi. Peut-être votre grand-mère fait-elle d'ailleurs partie des plus de 6,5 millions de nouveaux inscrits de plus de 65 ans en mai 2010. Selon le New-York Times, cette tranche de la population est en pleine boom sur le réseau. Mais avec l’arrivée de ces nouveaux usagers, dont le taux de mortalité est plus élevé, Facebook est confronté à de nouveaux problèmes. Avant, la population du réseau était assez jeune, la mort un phénomène marginal. C’est devenu une vraie question pour l’entreprise. Comment gérer les fantômes de Facebook?

Imaginez. Vous vous connectez sur votre compte et dans les suggestions de reprise de contact, vous apercevez la photo d’un oncle, de votre grande-tante, d’un ami. Sauf que l’ami en question que Facebook vous invite à contacter est mort.

Comme le souligne  le New York Times, Facebook est très utile pour rappeler les anniversaires ou encore pour suggérer d’ajouter telle ou telle connaissance dans son réseau social. Mais les choses se corsent lorsqu’un membre décède. Le quotidien précise que la firme s’est attelée à la tâche, sans trouver de solution adaptée pour le moment.

Une des porte-parole de Facebook, Meredith Chin, a expliqué qu’il s’agissait d’un sujet «très sensible». Elle reconnaît que voir des amis décédés dans son fil d’actualité peut être «douloureux» mais qu’au vu du «nombre de personnes qui meurent quotidiennement», il serait difficile de gérer cela «parfaitement».

Avant, Facebook effaçait directement le profil du défunt, mais aujourd’hui laisser ces pages participe au processus de deuil des proches. Aussi, la firme a crée des pages dédiées, en guise de mémorial. Pour en obtenir une, il faut remplir un formulaire et fournir des documents attestant du décès. Mais pour le moment, ces procédures sont longues, fastidieuses et méconnues. En attendant, les fantômes continuent de hanter de Facebook.

A LIRE EGALEMENT: La culture Facebook contamine les adultes; Au secours, ma mère est sur Facebook;

Photo: Trick or Treat. / peasap, via Flickr, Licence CC 

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