Économie

Penthouse veut racheter Playboy

Temps de lecture : 2 min

FriendFinder Networks, le groupe qui détient le magazine érotique Penthouse, a fait une offre de 210 millions de dollars (un peu plus de 160 millions d’euros) jeudi 15 juillet pour racheter Playboy Enterprises, l’autre grande revue pour adultes américaine, rapporte le Wall Street Journal. La direction de Playboy a confirmé avoir reçu la proposition de FriendFinder et indiqué qu'elle allait «y consacrer l'attention qui lui est due».

Cette offre intervient trois jours à peine après qu’Hugh Hefner, le fondateur de Playboy, a lui-même proposé de racheter Playboy Entreprises à 5,5 dollars l’action, ce qui évalue la compagnie à 185 millions de dollars (143 millions d’euros).

Hefner, qui a lancé Playboy en 1953 avec une double page de Marilyn Monroe nue, a fait savoir au conseil d’administration du groupe qu’il ne compte pas revendre ses parts ou négocier toute offre autre que la sienne, parce qu’il s’inquiète pour «la marque, la direction éditoriale du magazine et l’héritage de l’entreprise» rapporte le site du journal économique.

Avec un tirage de 1,5 millions d’exemplaires, Playboy est loin de sa grande époque des années 60 et 70, quand le magazine tirait cinq fois plus d’exemplaires, avec un pic à 7,2 millions en 1972, et fait face à une situation économique compliquée, comme l’explique le Financial Times:

«Playboy, comme d’autres marques pour adultes, souffre de la disponibilité de contenu pornographique gratuit sur Internet. L’incapacité des producteurs et des éditeurs à empêcher les sites de divertissement adulte gratuit de diffuser du contenu piraté a causé de gros problèmes à Los Angeles, la capitale non-officielle de l’industrie pornographique américaine.»

Business Week note que les revenus de Playboy sont en baisse depuis deux ans, et que le groupe a perdu plus de 200 millions de dollars (150 millions d’euros) sur cette période.

Les nostalgiques de la grande époque de Playboy inquiets de l’avenir de la marque peuvent se rabattre sur les archives du magazine, dont une partie a été mise en ligne l’année dernière, ou encore sur l’application Playboy pour iPhone.

Image de Une: Flickr/CC licence by/cmaccubin

Newsletters

Bercy

Bercy

Il n'est pas du tout certain que l'on puisse se passer un jour du nucléaire

Il n'est pas du tout certain que l'on puisse se passer un jour du nucléaire

En se prononçant pour la construction de nouveaux réacteurs, Macron remet le sujet à l'ordre du jour. À droite, c'est clairement oui, à gauche, c'est plutôt non, avec plus ou moins de clarté.

J'ai découvert une entreprise qui ne cherche pas à grossir à tout prix, et ça m'a fascinée

J'ai découvert une entreprise qui ne cherche pas à grossir à tout prix, et ça m'a fascinée

Une marque a besoin de trouver un équilibre économique, pas forcément de devenir leader d'un marché.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio