Monde

2010, l'année la plus chaude de l'histoire de l'humanité?

Slate.fr, mis à jour le 17.07.2010 à 9 h 56

Photo par US Geological Survey via Flickr/ Licence CC

Photo par US Geological Survey via Flickr/ Licence CC

Selon le service météorologique fédéral américain, cité par MSNBC.com, la première moitié de l'année 2010 est la plus chaude jamais enregistrée. Le Centre national des données climatiques fait le même constat: la température moyenne relevée cette année dépasserait de 1.22 degrés Fahrenheit (environ 0.7 degrés Celsius) la température moyenne du 20ème siècle. Ainsi, le record annuel de 2005 pourrait être battu en 2010.

Début juin, déjà, The Guardian affirmait que 2010 allait figurer parmi les années les plus chaudes de l'histoire, citant notamment les travaux du National Snow and Ice Centre Data Centre. En effet, selon le NSDIC, la banquise arctique est à son niveau le plus bas sur une année. Le record de 2007 pourrait même être battu, car la fonte des glaces durera au mieux jusque septembre en raison de son début tardif en mars.

Cette tendance est confirmée par les scientifiques de l'Université de Washington, qui affirment que le volume des glaces –relevé en mars 2010– a baissé de 38% depuis 1979, l'année des premiers relevés. Et leurs confrères de la National Aeronautic Space Administration (Nasa), comme le climatologue James Hansen, ne les contredisent pas. Unanimes, ils affirment que la température globale des douze derniers mois est supérieure de 0.65 degrés Celsius à la température moyenne relevée entre 1951 et 1980...

De quoi contrer, selon James Hansen, les théories des sceptiques au réchauffement climatique:

«En 2010, les données instrumentales montrent que la température globale n'a jamais été aussi élevée. On se dirige vers un nouveau record, car selon une échelle décennale, le réchauffement climatique se poursuit sans relâche depuis la fin des années 1970.»

Le service météorologique fédéral américain a également constaté que la surface de la calotte polaire évoluait différemment selon le pôle: en juin, la banquise arctique couvrait 4,2 millions de miles carrés (approximativement 11 millions de km²), soit une baisse de 10.6% par rapport à la moyenne entre 1979 et 2000. A l'inverse, les glaces de l'Antarctique ont augmenté de 8.3% dans le même temps.

A noter toutefois, certaines régions, comme la Scandinavie, le sud de la Chine ou encore le nord-ouest des Etats-Unis, ont connu un mois de juin plus froid que la normale. L'Espagne a enregistré son mois le plus froid depuis 1997, comme le souligne Maxisciences.

Photo: Arctic Ice  / US Geological Survey via Flickr CC Licence By

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