France

Woerth quitte ses fonctions de trésorier de l'UMP

Slate.fr, mis à jour le 13.07.2010 à 12 h 42

C'est peut-être la fin de la polémique et de ce qui est devenu depuis plus de trois semaines l’affaire Woerth. Europe 1 affirmait mardi 13 juillet au matin que le ministre du Travail Eric Woerth devrait quitter ses fonctions de trésorier de l’UMP dans la journée. Une information en partie vérifiée. Le ministre a confirmé à la sortie du conseil des ministres qu'il allait démissionner de son poste de trésorier de l'UMP. Cette décision n'est pas vraiment une surprise puisque Le Monde rappelle qu’il avait déjà dit lundi 12 juillet sur l’antenne d’Europe 1 qu’il songeait à quitter ses fonctions de trésorier, en restant vague toutefois sur les délais. Dans un entretien au Figaro, il a précisé que sa décision serait effective à compter du 30 juillet:

«Cette démission prendra effet le 30 juillet, car il faut nommer un successeur et préparer la transition.»

Interrogé sur les qualités dont devra faire preuve son successeur, qui selon le Monde pourrait être Nathalie Etzenbach, trésorière adjointe depuis un mois, le ministre du travail a déclaré:

«Il faut que ce soit quelqu'un de sérieux et de professionnel. Trésorier, ce n'est pas une carte de visite, c'est un vrai travail, qui consiste essentiellement à contenir les dépenses.»

Cette démission fait suite aux accusations de conflit d’intérêts. De 2007 à 2010, Eric Woerth a en effet cumulé la fonction de trésorier de l’UMP et la fonction de ministre de budget. L’affaire a pris de l’ampleur notamment car son épouse, Florence, gérait une partie de la fortune de Liliane Bettencourt. Bien que blanchi par un rapport de l’Inspection générale des finances, le soupçon continuait de peser sur l’ancien ministre du budget.  

Sa décision a semble-t-il été accélérée par les déclarations du président Nicolas Sarkozy qui s’est montré clairement favorable à une démission du ministre de ses fonctions de trésorier lundi soir sur France 2:

«Je lui ai dit que je souhaitais qu'il se consacre exclusivement à cette importante réforme des retraites, que son honneur maintenant était lavé, que les soupçons étaient levés, et que mon conseil c'est plutôt qu'il abandonne cette responsabilité»

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Photo de Une: Eric Woerth au Raincy le 7 juillet 2010, REUTERS/ Gonzalo Fuentes

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