Culture

Le déclin des films de filles

Temps de lecture : 2 min

Mais qu’est devenu le «chick-flick», se lamente Vanity Fair. Le «chick-flick», littéralement «film de poulettes», ce genre cinématographique avec une femme comme personnage principal. Aujourd’hui, le film de filles a généralement comme protagoniste une fofolle maniaque qui a besoin de tout contrôler et dont la vie amoureuse est nulle jusqu’à ce qu’un bel homme beaucoup plus relax la décoince, et là, c’est l’amour (voir The Ugly Truth, 27 dresses, ou Shopaholic).

Face à l’abysse intellectuel qu’a représenté Sex & The City 2, Vanity Fair s’interroge:

«Peut-être que le genre est impossible à relancer –à moins que plus de producteurs, metteurs en scène et scénaristes ne commencent à s’intéresser aux vraies femmes de la vraie vie. Comme si ça allait arriver…»

Les films de filles cultes, rappelle Vanity Fair, vont plus loin que «trouver le mec parfait» ou «trouver le job parfait à New York», même si ces thèmes peuvent faire partie du scénario; ils ne sont pas seulement «des véhicules pour leurs stars mettant en lumière les batailles et les combats des femmes –ce sont des allégories de l’oppression et de la libération pour toute minorité qui se sent dénigrée, rabaissée, niée».

Pour retrouver un peu de la violence de la vie des femmes, Vanity Fair conseille de se pencher plutôt sur les séries télé, avec par exemple Nurse Jackie, où Edie Falco est «la plus proche approximation de l’esprit de lionne qu’avaient Joan Crawford, Bette Davis, Barbara Stanwyck, Doris Day et Streisand, quand elle ne recherchaient pas à être aimée, fauchant tout ce qui cherchait à leur bloquer le passage».

Photo: Sarah Jessica Parker, capture d'écran du site du film Sex & The City 2.

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