Monde

Ingrid Betancourt regrette avoir demandé 5 millions à la Colombie

Temps de lecture : 2 min

Ingrid Betancourt «regrette» d’avoir demandé 13 milliards de pesos (plus de 5,4 millions d’euros) d’indemnités au gouvernement colombien pour dommages moraux et financiers entraînés par sa captivité, rapporte le journal colombien La Semana. Dans un entretien de 45 minutes à la télévision colombienne Caracol, elle a expliqué avoir décidé de ne pas aller plus loin que l’étape de la conciliation, et donc ne pas compter porter plainte contre l’Etat si celui-ci refusait de l’indemniser.

Elle a assuré qu’elle ne cherchait qu’un geste symbolique de l’Etat. «Les coupables de la séquestration, ce sont les Farc; il n’y a pas d’attaque contre le gouvernement qui m’a libéré», a-t-elle dit, avant d’ajouter que sa libération avait marqué un «pacte de sang avec les forces militaires, contre lesquelles jamais je ne ferais rien». Betancourt a également affirmé que sa demande avait été motivée par ses compagnons de captivité, qui n’osaient pas demander des réparation les premiers.

Son objectif était également de s’asseoir avec le gouvernement pour discuter des évènements qui avaient entrainé son enlèvement et démentir ainsi une fois pour toutes les accusations contre elle, «parce qu’on a dit que j’étais une personne folle, imprudente, qui a cherché son enlèvement». L’ex-otage considère que l’Etat a failli à sa sécurité en la laissant passer les différents postes de contrôle vers San Vicente del Caguan, la région où elle s’est faite enlever. «Je ne suis pas responsable, j’ai pris ma décision avec les informations que j’avais. Jamais je n’ai voulu être séquestrée pendant six ans».

L’ancien commissaire à la paix a répondu quelques minutes plus tard sur radio Caracol, en expliquant que le gouvernement ne pouvait pas empêcher la libre circulation d’un citoyen sur les territoires sous peine d’aller contre la Constitution.

Ingrid Betancourt n’est pas la première ancienne otage à vouloir être indemnisée par l’Etat colombien, rappelle El Tiempo, mais la demande a choqué parce que ce sont les forces militaires de l’Etat qui l’ont sauvée, et parce que la somme exigée était si élevée.

Photo: Ingrid Betancourt / fabiogis50 200.000 views computer KO via Flickr CC License By

Slate.fr

Newsletters

«Au moins, à l'étranger, je n'étais pas le type qui a échoué»

«Au moins, à l'étranger, je n'étais pas le type qui a échoué»

Diplômé·es et au chômage, ces jeunes ont préféré partir et devenir réceptionniste en Irlande ou serveur au Portugal plutôt qu'attendre indéfiniment un emploi stable. Une décision souvent mal comprise.

En Hongrie, les progressistes et l'extrême droite repentie ont affaibli ensemble Orbán

En Hongrie, les progressistes et l'extrême droite repentie ont affaibli ensemble Orbán

L'opposition a conquis plusieurs grandes villes lors des municipales du 13 octobre grâce à une alliance baroque allant des socialistes aux ex-néonazis du Jobbik. Une idylle opportuniste et fragile.

Une Texane dédommagée après une fouille vaginale en pleine rue

Une Texane dédommagée après une fouille vaginale en pleine rue

Natalie Simms a remporté son procès contre la ville de San Antonio au Texas après qu'une détective lui a enlevé son tampon pendant un contrôle de routine.

Newsletters