Nanjiecun, dernier village maoïste de Chine
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Nanjiecun, dernier village maoïste de Chine

Pour le photographe belge Franky Verdickt, la Chine n'est «qu’un prétexte». Ce qui l'intéresse, c'est «mettre des individus dans un rapport collectif et dans un contexte idéologique et utopique». Alors il crée, invente des scènes, des situations et fait poser ses figurants dans le dernier village maoïste de Chine, Nanjiecun. «Aucune photographie ne peut être objective et j’aime jouer avec cette illusion, explique-t-il. Je manipule la réalité, comme la photographie le fait en permanence, mais de façon consciente et délibérée.» 

 

Son livre, The South Street Village a été imprimé en 250 exemplaires numérotés et signés. 

 

Les photographies de la série The South Street Village seront exposées pendant le Festival Circulation(s). Exposition du 24 Janvier au 8 mars 2015 au CentQuatre, 5 rue Curial, Paris XIXe.

 


	Objet | «Lors de mon précédent projet, intitulé Fantasma, je me suis intéressé à la frontière perméable entre la réalité et la fiction. Il portait sur la Transnistrie, un pays auto-proclamé. Ses habitants m’ont dit qu’il s’agissait du meilleur endroit possible pour vivre. J’étais fasciné par le fait que la propagande pouvait devenir la réalité et par l’idée que les individus se sentaient faire partie d’un collectif.»

Franky Verdickt 

Objet | «Lors de mon précédent projet, intitulé Fantasma, je me suis intéressé à la frontière perméable entre la réalité et la fiction. Il portait sur la Transnistrie, un pays auto-proclamé. Ses habitants m’ont dit qu’il s’agissait du meilleur endroit possible pour vivre. J’étais fasciné par le fait que la propagande pouvait devenir la réalité et par l’idée que les individus se sentaient faire partie d’un collectif.»


	Les arbres rouges | «Pour le projet The South Street Village, je me suis rendu dans le dernier village maoïste de Chine. Ici aussi, les individus trouvent leur place dans une grande histoire, tout en participant à la réalisation d’une idéologie.»

Franky Verdickt 

Les arbres rouges | «Pour le projet The South Street Village, je me suis rendu dans le dernier village maoïste de Chine. Ici aussi, les individus trouvent leur place dans une grande histoire, tout en participant à la réalisation d’une idéologie.»


	La tour de refroidissement | «J’ai effectué quatre visites à Nanjiecun pour rassembler assez d’images. En comptant ensuite la post-production, le projet m’a pris deux ans.»

Franky Verdickt 

La tour de refroidissement«J’ai effectué quatre visites à Nanjiecun pour rassembler assez d’images. En comptant ensuite la post-production, le projet m’a pris deux ans.»


	La mère et l'enfant | «Toutes les personnes sur les images sont des figurants, un peu comme les personnages d’August Sander. J’ai travaillé en collaboration avec un studio de photo local. Et j'ai été aidé par deux étudiants en litterature chinoise Minnan et Yang.»

Franky Verdickt

La mère et l'enfant | «Toutes les personnes sur les images sont des figurants, un peu comme les personnages d’August Sander. J’ai travaillé en collaboration avec un studio de photo local. Et j'ai été aidé par deux étudiants en litterature chinoise Minnan et Yang.»


	Le rond-point | «J’ai crée une histoire avec des objets, des lieux et des gens qui sont des figurants. Ils font partie d’un projet utopique. Par les images, je peux permettre aux utopies de devenir réalité.»

Franky Verdickt

Le rond-point | «J’ai crée une histoire avec des objets, des lieux et des gens qui sont des figurants. Ils font partie d’un projet utopique. Par les images, je peux permettre aux utopies de devenir réalité.»


	Le travailleur | «The south street village se présente comme un monde harmonieux et sans troubles. Mais sous cette perfection, qui n’est qu’une image, demeure un malaise. Les personnages ne semblent pas tellement à l’aise dans un monde parfait.»

Franky Verdickt

Le travailleur | «The south street village se présente comme un monde harmonieux et sans troubles. Mais sous cette perfection, qui n’est qu’une image, demeure un malaise. Les personnages ne semblent pas tellement à l’aise dans un monde parfait.»


	Objet | «Les règles de la photographie documentaire ont été déformées. Je photographie des lieux réels, de vraies personnes, dans un contexte utopique. Aucune photographie ne peut être objective et j’aime jouer avec cette illusion. Je manipule la réalité, comme la photographie le fait en permanence, mais de façon consciente et délibérée.» 

Franky Verdickt 

Objet«Les règles de la photographie documentaire ont été déformées. Je photographie des lieux réels, de vraies personnes, dans un contexte utopique. Aucune photographie ne peut être objective et j’aime jouer avec cette illusion. Je manipule la réalité, comme la photographie le fait en permanence, mais de façon consciente et délibérée.» 


	Le parc | «J’ai bu beaucoup de thé pour gagner la confiance de mes personnages. Lorsqu’ils ont dit oui, chacun d’eux était totalement dans le projet. C’est universel, les gens aiment jouer des rôles, être habillés, être photographiés.»

Franky Verdickt

Le parc «J’ai bu beaucoup de thé pour gagner la confiance de mes personnages. Lorsqu’ils ont dit oui, chacun d’eux était totalement dans le projet. C’est universel, les gens aiment jouer des rôles, être habillés, être photographiés.»


	Le couple | «Ce garçon était secrètement amoureux de cette jeune fille, mais en réalité ils ne sont pas en couple. L’étreindre alors qu’elle posait sa tête sur son épaule a dû être un moment émotionnel intense pour lui. Je crois que je l'ai rendu heureux pendant un court moment.»

Franky Verdickt

Le couple | «Ce garçon était secrètement amoureux de cette jeune fille, mais en réalité ils ne sont pas en couple. L’étreindre alors qu’elle posait sa tête sur son épaule a dû être un moment émotionnel intense pour lui. Je crois que je l'ai rendu heureux pendant un court moment.»


	Objet | «La plupart des images sont faites de nuit grâce à des temps d’exposition longs. Alors souvent, des curieux nous entouraient et posaient des questions.»

Franky Verdickt 

Objet | «La plupart des images sont faites de nuit grâce à des temps d’exposition longs. Alors souvent, des curieux nous entouraient et posaient des questions.»


	Le couloir de commémoration | «Le vide des images n’est donc pas vrai, puisque des dizaines de chinois se trouvaient avec moi, de l’autre côté de l’appareil photo.»

Franky Verdickt

Le couloir de commémoration | «Le vide des images n’est donc pas vrai, puisque des dizaines de chinois se trouvaient avec moi, de l’autre côté de l’appareil photo.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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