Corée du Sud: voyage au bout de la guerre
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Corée du Sud: voyage au bout de la guerre

Depuis 2014, les membres du collectif Tendance Floue se rendent en Corée à tour de rôle pour mener à bien un projet commun. En novembre 2015, le photographe Denis Bourges arrive sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong bombardée par la Corée du Nord en 2010. Sur place, impossible d’approcher, d’interroger. Il en fait finalement un sujet sur la censure et l'autocensure. 

 

Sa série intitulée Trauma est exposée à la Galerie de la Cité internationale des arts à Paris, du 30 août au 25 septembre 2016 lors de l'exposition «Korea On/Off». À cette occasion, Art Book Magazine publie un livre électronique trilingue qui regroupe toute de la production coréenne du collectif (photos, vidéos, sons et textes).

Trauma - Denis Bourges |

 

«Tout est parti de cette dépêche AFP du 23 novembre 2010: “La Corée du Nord a tiré mardi des dizaines d'obus sur une île sud-coréenne, tuant deux soldats, déclenchant des tirs de riposte des forces de Séoul et provoquant un tollé international. (…) Une cinquantaine d'obus, selon la chaîne de télévision YTN, sont tombés sur l'île de Yeonpyeong (environ 1.500 habitants), située en mer Jaune, dans une zone que se disputent les deux Corées et qui a été le théâtre d'autres incidents par le passé. (…) Le bombardement a tué deux soldats et fait 18 blessés, dont 15 soldats et trois civils, selon des sources officielles.”»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Tout est parti de cette dépêche AFP du 23 novembre 2010: “La Corée du Nord a tiré mardi des dizaines d'obus sur une île sud-coréenne, tuant deux soldats, déclenchant des tirs de riposte des forces de Séoul et provoquant un tollé international. (…) Une cinquantaine d'obus, selon la chaîne de télévision YTN, sont tombés sur l'île de Yeonpyeong (environ 1.500 habitants), située en mer Jaune, dans une zone que se disputent les deux Corées et qui a été le théâtre d'autres incidents par le passé. (…) Le bombardement a tué deux soldats et fait 18 blessés, dont 15 soldats et trois civils, selon des sources officielles.”»

Trauma - Denis Bourges |

 

«J'ai décidé de travailler sur ce fait d'actualité car je voulais évoquer les troubles de la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. J'avais l'idée de partir sur cette île pour documenter l'avant et l’après traumatisme des bombardements qui ont eu lieu en 2010 et de faire parler les pêcheurs qui vivent là-bas pour le crabe.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«J'ai décidé de travailler sur ce fait d'actualité car je voulais évoquer les troubles de la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. J'avais l'idée de partir sur cette île pour documenter l'avant et l’après traumatisme des bombardements qui ont eu lieu en 2010 et de faire parler les pêcheurs qui vivent là-bas pour le crabe.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Les autorités avaient donné leur accord pour que j'aille sur cette île dont la moitié de sa surface est aujourd'hui utilisée comme base militaire par la Corée du Sud sous le commandement des Américains. Il s'agit d'un poste d'observation car c'est la dernière île qui arrive avant la frontière avec la Corée du Nord.» 

Trauma - Denis Bourges |

 

«Les autorités avaient donné leur accord pour que j'aille sur cette île dont la moitié de sa surface est aujourd'hui utilisée comme base militaire par la Corée du Sud sous le commandement des Américains. Il s'agit d'un poste d'observation car c'est la dernière île qui arrive avant la frontière avec la Corée du Nord.» 

Trauma - Denis Bourges |

 

«Je me suis rendu sur l'île en novembre 2015 dans l'idée d'y faire un film mais quand je suis arrivé sur place, les autorités m'ont gentiment remercié et m'ont dit que je ne pouvais pas interviewer la population locale et encore moins les filmer ou les photographier. Je n'ai eu que le droit de visiter le musée de la guerre qui commémore ces bombardements.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Je me suis rendu sur l'île en novembre 2015 dans l'idée d'y faire un film mais quand je suis arrivé sur place, les autorités m'ont gentiment remercié et m'ont dit que je ne pouvais pas interviewer la population locale et encore moins les filmer ou les photographier. Je n'ai eu que le droit de visiter le musée de la guerre qui commémore ces bombardements.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Dans le musée, les événements sont racontés avec une sorte de mise en scène à la sauce Hollywood. De façon générale, le conflit Nord/Sud est devenu un gros business, par exemple, des agences touristiques organisent des tours à la frontière mais il ne s'y passe rien et c'est impossible d'y faire des photos.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Dans le musée, les événements sont racontés avec une sorte de mise en scène à la sauce Hollywood. De façon générale, le conflit Nord/Sud est devenu un gros business, par exemple, des agences touristiques organisent des tours à la frontière mais il ne s'y passe rien et c'est impossible d'y faire des photos.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Par chance, une tempête m'a bloqué sur l'île et j'ai donc pu faire des photos et des vidéos tout de même. Toutes les images de ma série sont en fait des photos volées des pêcheurs.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Par chance, une tempête m'a bloqué sur l'île et j'ai donc pu faire des photos et des vidéos tout de même. Toutes les images de ma série sont en fait des photos volées des pêcheurs.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Les autorités ne veulent pas que les gens parlent parce qu'ils ont peur. Au final, ce que j'ai produit, c'est un film sur la censure sud-coréenne. Je montre ma vision personnelle de cette Corée du Sud: ce n'est pas un documentaire sur une île traumatisé par des bombardements mais un essai video sur un peuple sous pression.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«Les autorités ne veulent pas que les gens parlent parce qu'ils ont peur. Au final, ce que j'ai produit, c'est un film sur la censure sud-coréenne. Je montre ma vision personnelle de cette Corée du Sud: ce n'est pas un documentaire sur une île traumatisé par des bombardements mais un essai video sur un peuple sous pression.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«D'ailleurs, on parle souvent de la Corée du Nord comme un pays qui fait pression pour ne rien dévoiler, pour que tout soit censuré mais finalement les coréens du Sud vivent la même chose. Ce qui n'est pas contrôlable est interdit et le pays est loin d'être libre.»

Trauma - Denis Bourges |

 

«D'ailleurs, on parle souvent de la Corée du Nord comme un pays qui fait pression pour ne rien dévoiler, pour que tout soit censuré mais finalement les coréens du Sud vivent la même chose. Ce qui n'est pas contrôlable est interdit et le pays est loin d'être libre.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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