Teddy Riner, corps et âme

«Raconter l’histoire d’un mec invincible, qui gagne tout le temps, il n’y a rien de plus ennuyeux. Quand je me suis lancé dans le projet, je lui ai dit à Teddy: je ne voulais pas faire une hagiographie, quelque chose de lisse.» Pour y arriver, le réalisateur Yann L’Hénoret a pris le temps d’approfondir son sujet. Pendant trois ans, il a ainsi suivi le quotidien du champion du monde et champion olympique de judo français Teddy Riner dans sa préparation en vue des JO de Rio de cet été 2016.

 

En attendant une version définitive qui rendra compte des Jeux, Canal+ diffuse ce dimanche 22 mai à 20h50 un premier montage du documentaire Dans l’ombre de Teddy Riner. Plongée passionnante dans l’envers du décor du travail d’un champion, le film est surtout le portrait à hauteur d’homme d’une personnalité hors du commun avec ses failles, ses doutes et une droiture à toute épreuve. Yann L’Hénoret y donne à voir de nombreux moments intimes touchants comme la télévision en montre rarement. Le film a d’ailleurs été sélectionné par le Festival de Cannes, où il sera projeté ce samedi 21 mai.

Rio, Brésil, 2013 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

La boucle est bientôt bouclée. Le tournage du documentaire a débuté il y a trois ans lors des championnats du monde de Rio, là même où l'aventure s'achèvera cet été. Teddy Riner y tentera d'empocher le deuxième titre olympique de sa carrière.

 

«Ce sont les producteurs Harry Roselmack et  Éric Hannezo qui sont à l'origine du projet, explique le réalisateur Yann L'Hénoret. Ils avaient très envie de faire un film avec un grand sportif français. Teddy Riner, lui, depuis un moment, avait en tête de montrer l'envers du décor. Ils m'ont embarqué. Le tournage commence donc par les championnats du monde de Rio. Comme aux Jeux olympiques, tous les combats ont lieu sur une seule journée. Lors de cette prise de vue, il était serein, impressionnant de calme la veille de la compétition.»

Rio, Brésil, 2013 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

La boucle est bientôt bouclée. Le tournage du documentaire a débuté il y a trois ans lors des championnats du monde de Rio, là même où l'aventure s'achèvera cet été. Teddy Riner y tentera d'empocher le deuxième titre olympique de sa carrière.

 

«Ce sont les producteurs Harry Roselmack et  Éric Hannezo qui sont à l'origine du projet, explique le réalisateur Yann L'Hénoret. Ils avaient très envie de faire un film avec un grand sportif français. Teddy Riner, lui, depuis un moment, avait en tête de montrer l'envers du décor. Ils m'ont embarqué. Le tournage commence donc par les championnats du monde de Rio. Comme aux Jeux olympiques, tous les combats ont lieu sur une seule journée. Lors de cette prise de vue, il était serein, impressionnant de calme la veille de la compétition.»

Montpellier, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Ce qui frappe d'emblée quand tu rencontres Teddy Riner, c'est ce corps que tu te prends dans la gueule, raconte Yann L'Hénoret. Je trouve même que le film ne rend compte que partiellement de ça. Il faudrait avoir constamment une échelle pour comparer. Tout le monde lui parle de ce corps exceptionnel. Il est vraiment l'incarnation du super-héros de la vraie vie. Quand je lui ai demandé s'il s'aimait, il m'a répondu très naturellement: “Oui, je m'aime, c'est important de s'aimer.” Mes enfants me le ressortent tous les matins devant la glace en blaguant. Je suis persuadé que cette confiance en lui est son atout principal.»

Montpellier, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Ce qui frappe d'emblée quand tu rencontres Teddy Riner, c'est ce corps que tu te prends dans la gueule, raconte Yann L'Hénoret. Je trouve même que le film ne rend compte que partiellement de ça. Il faudrait avoir constamment une échelle pour comparer. Tout le monde lui parle de ce corps exceptionnel. Il est vraiment l'incarnation du super-héros de la vraie vie. Quand je lui ai demandé s'il s'aimait, il m'a répondu très naturellement: “Oui, je m'aime, c'est important de s'aimer.” Mes enfants me le ressortent tous les matins devant la glace en blaguant. Je suis persuadé que cette confiance en lui est son atout principal.»

Astana, Kazakhstan, 2015 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Comment permettre aux spectateurs de se rendre compte du gabarit de Teddy? En le filmant en contre-plongée? En le filmant en gros plan? Ou en le filmant avec Armelle O’Brien, sa kiné, en pleine manipulation. Pour vous donner une échelle, elle mesure 1,71 mètre…»

Astana, Kazakhstan, 2015 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Comment permettre aux spectateurs de se rendre compte du gabarit de Teddy? En le filmant en contre-plongée? En le filmant en gros plan? Ou en le filmant avec Armelle O’Brien, sa kiné, en pleine manipulation. Pour vous donner une échelle, elle mesure 1,71 mètre…»

Astana, Kazakhstan, 2015 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Cette main est l’un de ses outils de travail. Après trois ans de tournage, je connais son corps par cœur, l’histoire de chaque cicatrice… Parmi les références qui m'ont servi, il y a la série documentaire de Showtime sur le réchauffement climatique Years of Living Dangerously. Comme c'est incarné par des stars, elles sont filmées bien plus près que ce qu'on a l'habitude de voir à la télévision. Avec Teddy, je ne me suis pas privé. Je voulais le filmer comme un acteur. Mes autres références au moment de faire le film étaient Muhammad Ali The Greatest, de William Klein, les films de Raymond Depardon mais également les séries télés modernes.»

Astana, Kazakhstan, 2015 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Cette main est l’un de ses outils de travail. Après trois ans de tournage, je connais son corps par cœur, l’histoire de chaque cicatrice… Parmi les références qui m'ont servi, il y a la série documentaire de Showtime sur le réchauffement climatique Years of Living Dangerously. Comme c'est incarné par des stars, elles sont filmées bien plus près que ce qu'on a l'habitude de voir à la télévision. Avec Teddy, je ne me suis pas privé. Je voulais le filmer comme un acteur. Mes autres références au moment de faire le film étaient Muhammad Ali The Greatest, de William Klein, les films de Raymond Depardon mais également les séries télés modernes.»

Université Kokushikan, Japon, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Le film est raconté par Teddy Riner en voix off. Chaque soir de tournage, j'allais le voir dans sa chambre. Je posais la caméra et on discutait comme ça à bâtons rompus de ce qui s'était passé dans la journée, de la vie en général. Il y a des bouts de texte que j'ai ainsi pu garder pour plus tard. Très vite, j'ai voulu lui demander ce que ça lui ferait si il perdait. Je voulais être sûr, si ça arrive, d'avoir son sentiment sur le sujet à l'avance. Puis il a tout gagné. Il y a un vrai mystère Teddy Riner. Au Japon, les journalistes l'attendent avec des questions très techniques: “Vous pouvez soulever quel poids? Quel est votre protocole d’entraînement? Quel est votre régime alimentaire?” Ils essayent de percer l'énigme.»

Université Kokushikan, Japon, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Le film est raconté par Teddy Riner en voix off. Chaque soir de tournage, j'allais le voir dans sa chambre. Je posais la caméra et on discutait comme ça à bâtons rompus de ce qui s'était passé dans la journée, de la vie en général. Il y a des bouts de texte que j'ai ainsi pu garder pour plus tard. Très vite, j'ai voulu lui demander ce que ça lui ferait si il perdait. Je voulais être sûr, si ça arrive, d'avoir son sentiment sur le sujet à l'avance. Puis il a tout gagné. Il y a un vrai mystère Teddy Riner. Au Japon, les journalistes l'attendent avec des questions très techniques: “Vous pouvez soulever quel poids? Quel est votre protocole d’entraînement? Quel est votre régime alimentaire?” Ils essayent de percer l'énigme.»

Tcheliabinsk, Russie 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Jour de compétition, Teddy a mal dormi, comme souvent avant de grandes échéances. Il m’ouvre la porte, se recouche puis se rendort alors que son bus est sur le point de partir. J’ai filmé ce plan tout en m’approchant de lui pour le réveiller. Par chance, son téléphone a sonné. À la fin de la journée, il gagnait son septième titre. Dans le film, il y a une séquence où je mêle ce moment où il a une difficulté à se lever et les combats de la journée. C'est quelque chose qui m'a été inspiré par un épisode de la saison 3 de Banshee. De manière plus générale, je ne voulais pas de quelque chose de purement chronologique. Je préférais me laisser guider par le sens.»

Tcheliabinsk, Russie 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Jour de compétition, Teddy a mal dormi, comme souvent avant de grandes échéances. Il m’ouvre la porte, se recouche puis se rendort alors que son bus est sur le point de partir. J’ai filmé ce plan tout en m’approchant de lui pour le réveiller. Par chance, son téléphone a sonné. À la fin de la journée, il gagnait son septième titre. Dans le film, il y a une séquence où je mêle ce moment où il a une difficulté à se lever et les combats de la journée. C'est quelque chose qui m'a été inspiré par un épisode de la saison 3 de Banshee. De manière plus générale, je ne voulais pas de quelque chose de purement chronologique. Je préférais me laisser guider par le sens.»

Provence mars 2016 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy et Omar se retrouvent en famille. Détente, bon dîner, console de jeux, parties de ping-pong ont rythmé le week-end. Ils sont tous les deux joueurs… mais l’un des deux est vraiment mauvais joueur. Teddy sait que pour de nombreux gamins il est un symbole, mais il ne le revendique pas. En revanche, il fera tout pour que son parcours montre aux plus jeunes que c'est possible. Qu'en bossant énormément, on peut arriver à quelque chose de satisfaisant.»

Provence mars 2016 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy et Omar se retrouvent en famille. Détente, bon dîner, console de jeux, parties de ping-pong ont rythmé le week-end. Ils sont tous les deux joueurs… mais l’un des deux est vraiment mauvais joueur. Teddy sait que pour de nombreux gamins il est un symbole, mais il ne le revendique pas. En revanche, il fera tout pour que son parcours montre aux plus jeunes que c'est possible. Qu'en bossant énormément, on peut arriver à quelque chose de satisfaisant.»

San Antonio, Texas, 2013 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«À part, les grandes compétitions sportives, le plan de tournage était relativement improvisé. Moi, j'ai donné un maximum de priorité au projet pour pouvoir me rendre facilement disponible. Parfois, je l'appelais pour prendre des nouvelles. Je lui demandais ce qu'il faisait le lendemain et je partais le rejoindre. Je tournais tout seul. Il n'y a qu'à la fin pour les interviews enregistrées de son staff et de ses proches que l'on a utilisé deux caméras. Là, au moment de la photo, son opération de l’épaule gauche a imposé à Teddy plusieurs semaines de convalescence. Il a décidé d’aller voir Tony Parker, qui lui a donné quelques leçons de tirs à trois points dans la salle d’entraînement des Spurs.»

San Antonio, Texas, 2013 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«À part, les grandes compétitions sportives, le plan de tournage était relativement improvisé. Moi, j'ai donné un maximum de priorité au projet pour pouvoir me rendre facilement disponible. Parfois, je l'appelais pour prendre des nouvelles. Je lui demandais ce qu'il faisait le lendemain et je partais le rejoindre. Je tournais tout seul. Il n'y a qu'à la fin pour les interviews enregistrées de son staff et de ses proches que l'on a utilisé deux caméras. Là, au moment de la photo, son opération de l’épaule gauche a imposé à Teddy plusieurs semaines de convalescence. Il a décidé d’aller voir Tony Parker, qui lui a donné quelques leçons de tirs à trois points dans la salle d’entraînement des Spurs.»

San Antonio, Texas, 2013 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Tony Parker et Teddy se sont connus à l’Insep il y a dix ans. Ils ont une grande influence l’un sur l’autre et échangent très librement sur leurs expériences respectives, la gestion de leur carrière et leurs sponsors. Ce jour-là, Tony recevait son coiffeur à domicile, Teddy en a profité pour se faire coiffer. Teddy a une maturité impressionnante pour son âge, même si, par moments, même à l'entraînement, on voit que c'est encore un gamin. Il vient d'avoir 27 ans et, pourtant, il a une vision tellement précise de son truc. En le regardant les premiers temps, je me demandais: “Et toi, tu faisais quoi à 24 ans?”»

San Antonio, Texas, 2013 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Tony Parker et Teddy se sont connus à l’Insep il y a dix ans. Ils ont une grande influence l’un sur l’autre et échangent très librement sur leurs expériences respectives, la gestion de leur carrière et leurs sponsors. Ce jour-là, Tony recevait son coiffeur à domicile, Teddy en a profité pour se faire coiffer. Teddy a une maturité impressionnante pour son âge, même si, par moments, même à l'entraînement, on voit que c'est encore un gamin. Il vient d'avoir 27 ans et, pourtant, il a une vision tellement précise de son truc. En le regardant les premiers temps, je me demandais: “Et toi, tu faisais quoi à 24 ans?”»

Tama, Japon, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy s’entraîne partout. J’ai assisté à des exercices dans des halls d’hôtel devant des femmes de ménages éberluées. Ici, sous une fine pluie tropicale, il attend patiemment que cette dame ait terminé de monter pour gravir au pas de course cet escalier. En le suivant pendant trois ans, j'ai pu me rendre compte de l'importance du mental dans la performance. Ainsi, jamais il ne ratera une séance chez sa psy. C'est pourtant quelqu'un de solide, pour qui tout va bien, mais il sait que c'est un travail essentiel.»

Tama, Japon, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy s’entraîne partout. J’ai assisté à des exercices dans des halls d’hôtel devant des femmes de ménages éberluées. Ici, sous une fine pluie tropicale, il attend patiemment que cette dame ait terminé de monter pour gravir au pas de course cet escalier. En le suivant pendant trois ans, j'ai pu me rendre compte de l'importance du mental dans la performance. Ainsi, jamais il ne ratera une séance chez sa psy. C'est pourtant quelqu'un de solide, pour qui tout va bien, mais il sait que c'est un travail essentiel.»

Tcheliabinsk, Russie, 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Les coulisses d’une finale de championnats du monde. J’assiste là à deux manières bien différentes de se concentrer à quelques secondes du combat. Teddy a été le premier judoka à utiliser la musique pour créer sa bulle. Il écoute de la variété française autant que du rap américain. Ryū Shichinohe, lui, reste immobile. Je ne l’ai même pas vu cligner des yeux. J'ai essayé d'approcher le camp de Ryū Shichinohe pour l'interviewer. J'aurais aimé pouvoir raconter un combat à deux voix. Pour savoir ce qu'il ce passe dans la tête des adversaires de Teddy Riner quand ils l'affrontent. Avoir le contrechamp. On a fini par me faire comprendre que ce ne serait pas possible. C'est un de mes plus gros regrets.»

Tcheliabinsk, Russie, 2014 Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Les coulisses d’une finale de championnats du monde. J’assiste là à deux manières bien différentes de se concentrer à quelques secondes du combat. Teddy a été le premier judoka à utiliser la musique pour créer sa bulle. Il écoute de la variété française autant que du rap américain. Ryū Shichinohe, lui, reste immobile. Je ne l’ai même pas vu cligner des yeux. J'ai essayé d'approcher le camp de Ryū Shichinohe pour l'interviewer. J'aurais aimé pouvoir raconter un combat à deux voix. Pour savoir ce qu'il ce passe dans la tête des adversaires de Teddy Riner quand ils l'affrontent. Avoir le contrechamp. On a fini par me faire comprendre que ce ne serait pas possible. C'est un de mes plus gros regrets.»

Guadeloupe 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy retourne en Guadeloupe après chaque victoire, je sens qu’il s’y ressource. Je l’ai suivi à cette rencontre avec de jeunes judokas. Il leur parlait de son parcours, des sacrifices qu’il a dû faire: quitter ses parents à 13 ans, se coucher avant 22 heures tous les soir ou s’entraîner cinq heures par jour par exemple. Dans le film, on a obtenu des témoignages de sa famille que l'on aurait pas eues si le tournage n'avait pas duré trois ans. On a commencé les interviews en octobre 2015. Ils nous connaissaient déjà bien. Quand son oncle nous raconte l'anecdote du père du jeune judoka qui lui fait une remarque raciste et que Teddy défiera du regard en battant son fils ou quand son père parle de sa peine de lire un journal qui s'interroge si Teddy tout jeune était bien français, je crois que ce sont des histoires que l'on a jamais lues dans la presse auparavant.»

Guadeloupe 2014 | Yann L’Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy retourne en Guadeloupe après chaque victoire, je sens qu’il s’y ressource. Je l’ai suivi à cette rencontre avec de jeunes judokas. Il leur parlait de son parcours, des sacrifices qu’il a dû faire: quitter ses parents à 13 ans, se coucher avant 22 heures tous les soir ou s’entraîner cinq heures par jour par exemple. Dans le film, on a obtenu des témoignages de sa famille que l'on aurait pas eues si le tournage n'avait pas duré trois ans. On a commencé les interviews en octobre 2015. Ils nous connaissaient déjà bien. Quand son oncle nous raconte l'anecdote du père du jeune judoka qui lui fait une remarque raciste et que Teddy défiera du regard en battant son fils ou quand son père parle de sa peine de lire un journal qui s'interroge si Teddy tout jeune était bien français, je crois que ce sont des histoires que l'on a jamais lues dans la presse auparavant.»

Rio, Brésil, 2013 | Yann L'Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Après sa sixième victoire mondiale, Teddy est allé rendre visite à Flávio Canto dans la favela de Rocinha, la plus grande de Rio. Ancien judoka, Flávio a créé un dojo où il accueille les enfants des rues pour leur enseigner les valeurs du judo. Je crois que cette idée plaît beaucoup à Teddy. En creusant dans les archives, on s'est aussi rendu compte que, son histoire, c'est celle d'un gamin trop grand pour son âge, qui ne trouve pas sa place et qui va réussir à transformer tout ça en quelque chose de positif grâce au judo. Son rapport aux enfants révèle dans le film une dimension très humaine chez lui. Il y a cette scène de la visite de l'hôpital. Une star qui rend visite à des enfants malades, je ne savais pas trop quoi en faire. Et là, à un moment où je ne le filmais plus, j'entends au micro qu'il commence à pleurer. Je le saisis un peu caché. C'était une séquence forte totalement inattendue.»

Rio, Brésil, 2013 | Yann L'Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Après sa sixième victoire mondiale, Teddy est allé rendre visite à Flávio Canto dans la favela de Rocinha, la plus grande de Rio. Ancien judoka, Flávio a créé un dojo où il accueille les enfants des rues pour leur enseigner les valeurs du judo. Je crois que cette idée plaît beaucoup à Teddy. En creusant dans les archives, on s'est aussi rendu compte que, son histoire, c'est celle d'un gamin trop grand pour son âge, qui ne trouve pas sa place et qui va réussir à transformer tout ça en quelque chose de positif grâce au judo. Son rapport aux enfants révèle dans le film une dimension très humaine chez lui. Il y a cette scène de la visite de l'hôpital. Une star qui rend visite à des enfants malades, je ne savais pas trop quoi en faire. Et là, à un moment où je ne le filmais plus, j'entends au micro qu'il commence à pleurer. Je le saisis un peu caché. C'était une séquence forte totalement inattendue.»

Tokyo, Japon, 2014 | Yann L'Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Le kodokan est le premier dojo créé par Jigorō Kanō, l’inventeur du judo. C'est presque une religion là-bas. Sur cette image, on voit son portrait et le bureau qu’il utilisait pour observer ses disciples. Teddy est très respecté ici. Il a un plaisir immense à combattre les Japonais. Teddy, c'est un idéaliste du judo. Quand tu vois que le jour où il remporte le championnat d'Europe et qu'il reçoit le titre du meilleur judoka européen, il fait la gueule toute la soirée parce qu'il n'est pas content de ses combats, tu te prends une claque. Dans sa tête, il a une vision. Il est dans la quête du judo parfait.»

Tokyo, Japon, 2014 | Yann L'Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Le kodokan est le premier dojo créé par Jigorō Kanō, l’inventeur du judo. C'est presque une religion là-bas. Sur cette image, on voit son portrait et le bureau qu’il utilisait pour observer ses disciples. Teddy est très respecté ici. Il a un plaisir immense à combattre les Japonais. Teddy, c'est un idéaliste du judo. Quand tu vois que le jour où il remporte le championnat d'Europe et qu'il reçoit le titre du meilleur judoka européen, il fait la gueule toute la soirée parce qu'il n'est pas content de ses combats, tu te prends une claque. Dans sa tête, il a une vision. Il est dans la quête du judo parfait.»

Rio, Brésil, 2013 | Yann L'Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy et Yann Morisseau, son préparateur physique, partent s’entraîner entre Copacabana et Ipanema. En août, on revient à Rio tourner la fin de l'histoire. On n'aura pas le droit de tourner dans le village olympique, mais je sais que j'aurai un accès privilégié à Teddy grâce à son staff et j'aurai tout l'envers du décor de la compétition. Pour la suite de sa carrière, Teddy a dit qu'il réflechissait. Il répète dans le film qu'il ne veut pas faire le combat de trop. Il a trop de fierté pour ça. Si son corps suit, il pourrait encore aller jusqu'en 2020 voire 2024. David Douillet explique que les poids lourds ont généralement des carrières plus longues.»

Rio, Brésil, 2013 | Yann L'Hénoret / Black Dynamite 2016

 

«Teddy et Yann Morisseau, son préparateur physique, partent s’entraîner entre Copacabana et Ipanema. En août, on revient à Rio tourner la fin de l'histoire. On n'aura pas le droit de tourner dans le village olympique, mais je sais que j'aurai un accès privilégié à Teddy grâce à son staff et j'aurai tout l'envers du décor de la compétition. Pour la suite de sa carrière, Teddy a dit qu'il réflechissait. Il répète dans le film qu'il ne veut pas faire le combat de trop. Il a trop de fierté pour ça. Si son corps suit, il pourrait encore aller jusqu'en 2020 voire 2024. David Douillet explique que les poids lourds ont généralement des carrières plus longues.»

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