La Tate Modern prend Londres
Culture

La Tate Modern prend Londres

Le bâtiment ne le dit pas mais la Tate Modern a à peine 16 ans. Et souffre de son succès: le monde entier se presse pour visiter cette ancienne centrale électrique (et son impressionnant hall) convertie en musée d'art contemporain en 2000. Une nouvelle extension a donc été pensée, qui offre 60% de superficie supplémentaire. Car tout le monde était paradoxalement à l'étroit dans l'immense bâtiment qui surplombe la Tamise à Londres. Baptisée «Switch House» (le commutateur), en référence à l'ancienne fonction du bâtiment, la nouvelle extension a ouvert ce vendredi 17 juin, nichée dans le quartier de Southwark.

Si la Tate Modern a choisi de construire une extension en hauteur, c'est que les prix de l'immobilier sur la rive gauche de la Tamise ont augmenté de manière exponentielle ces dernières années | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Si la Tate Modern a choisi de construire une extension en hauteur, c'est que les prix de l'immobilier sur la rive gauche de la Tamise ont augmenté de manière exponentielle ces dernières années | Iwan Baan / Tate Modern gallery

La forme du bâtiment prend en compte toutes les contraintes alentour pour ne pas perturber la vue et la lumière du quartier, explique The Guardian. Il devait être terminé en 2012 mais la crise financière a retardé les travaux | Iwan Baan / Tate Modern gallery

La forme du bâtiment prend en compte toutes les contraintes alentour pour ne pas perturber la vue et la lumière du quartier, explique The Guardian. Il devait être terminé en 2012 mais la crise financière a retardé les travaux | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Cette façade en brique rappelle celle du bâtiment principal. L'extension a coûté 260 millions de livres (320 millions d'euros). «Nous avons réalisé que nous pourrions devenir vulnérables au vu des possibilités limitées du lieu. De nouveaux immeubles sont arrivés dans le quartier, et ces nouveaux voisins auraient pu nous empêcher de faire quoi que ce soit d'ampleur», dit Nicholas Serota, le directeur du musée au Guardian | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Cette façade en brique rappelle celle du bâtiment principal. L'extension a coûté 260 millions de livres (320 millions d'euros). «Nous avons réalisé que nous pourrions devenir vulnérables au vu des possibilités limitées du lieu. De nouveaux immeubles sont arrivés dans le quartier, et ces nouveaux voisins auraient pu nous empêcher de faire quoi que ce soit d'ampleur», dit Nicholas Serota, le directeur du musée au Guardian | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Le projet a commencé au milieu des années 2000 quelques années seulement après l'ouverture de la Tate Modern Gallery. Les architectes Herzog et de Meuron –des Suisses– avaient déjà mené la rénovation du bâtiment principal et signent cette extension | Lobster Pictures Ltd 2016

Le projet a commencé au milieu des années 2000 quelques années seulement après l'ouverture de la Tate Modern Gallery. Les architectes Herzog et de Meuron –des Suisses– avaient déjà mené la rénovation du bâtiment principal et signent cette extension | Lobster Pictures Ltd 2016

Cette nouvelle extension a ouvert ce 17 juin et va accueillir de nouvelles collections mais aussi un espace pour les enfants, un restaurant, des bureaux. Le nombre de visiteurs du musée approche les six millions, soit le double de la capacité prévue pour le bâtiment d'origine | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Cette nouvelle extension a ouvert ce 17 juin et va accueillir de nouvelles collections mais aussi un espace pour les enfants, un restaurant, des bureaux. Le nombre de visiteurs du musée approche les six millions, soit le double de la capacité prévue pour le bâtiment d'origine | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Les visiteurs pourront déambuler sur 10 étages avec des espaces de tailles différentes, des grandes salles et des recoins plus intimes. Au deuxième étage se trouve ainsi une galerie de 64 mètres par 15 mètres | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Les visiteurs pourront déambuler sur 10 étages avec des espaces de tailles différentes, des grandes salles et des recoins plus intimes. Au deuxième étage se trouve ainsi une galerie de 64 mètres par 15 mètres | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Le musée peut désormais accueillir 800 œuvres et 300 artistes | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Le musée peut désormais accueillir 800 œuvres et 300 artistes | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Les pièces sont organisées par thématiques et non pas période, école ou courant. Ici, les «Capsules» où se reposer du Brésilien Ricardo Basbaum | Tate photography

Les pièces sont organisées par thématiques et non pas période, école ou courant. Ici, les «Capsules» où se reposer du Brésilien Ricardo Basbaum | Tate photography

La Tate Modern a aussi décidé de montrer davantage d'oeuvres de femmes, que ce soit la Roumaine Ana Lupas, l'Italienne Marisa Merz ou l'Américaine Joan Jonas. Ici, la salle consacrée à la plasticienne américaine d'origine française Louise Bourgeois | Tate photography

La Tate Modern a aussi décidé de montrer davantage d'oeuvres de femmes, que ce soit la Roumaine Ana Lupas, l'Italienne Marisa Merz ou l'Américaine Joan Jonas. Ici, la salle consacrée à la plasticienne américaine d'origine française Louise Bourgeois | Tate photography

Le «Roni Horn» de Ai Wei Wei dans la salle centrale du bâtiment d'origine | Ai Weiwei Studio

Le «Roni Horn» de Ai Wei Wei dans la salle centrale du bâtiment d'origine | Ai Weiwei Studio

En haut de la nouvelle extension, les visiteurs peuvent aussi observer la vue sur toute la ville à 360°: la cathédrale Saint-Paul, le Millenium bridge, le fameux «cornichon»... | Iwan Baan / Tate Modern gallery

En haut de la nouvelle extension, les visiteurs peuvent aussi observer la vue sur toute la ville à 360°: la cathédrale Saint-Paul, le Millenium bridge, le fameux «cornichon»... | Iwan Baan / Tate Modern gallery

Ici le «Shard», l'un des plus hauts gratte-ciel d'Europe, au milieu de Londres vu depuis la nouvelle extension le 14 juin 2016 | Daniel Leal-Olivas / AFP

Ici le «Shard», l'un des plus hauts gratte-ciel d'Europe, au milieu de Londres vu depuis la nouvelle extension le 14 juin 2016 | Daniel Leal-Olivas / AFP

Mélissa Bounoua

Mélissa Bounoua Rédactrice en chef adjointe de Slate.fr

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