Daraya, ville symbole de la révolution syrienne, a été vidée de ses habitants
Monde

Daraya, ville symbole de la révolution syrienne, a été vidée de ses habitants

Daraya, ville symbole de la révolution syrienne, est tombée aux mains du régime après quatre ans de siège. Vendredi 26 août, les 8.000 personnes qui s'y trouvaient toujours ont été évacuées de cette localité de la banlieue de Damas en vertu d'un accord conclu la veille entre le gouvernement et les rebelles.

Des soldats du régime entrent à Daraya | Youssef Karwashan / AFP

 

Le 25 mars 2011, la première manifestation se tient à Daraya pour réclamer la liberté du peuple et la dignité perdue. La ville se fait très vite connaître: ses habitants défilent dans les rues chaque semaine en scandant «Silmiyyé, silmiyyé» («Pacifique, pacifique»), un rameau d’olivier ou une rose à la main.

Des soldats du régime entrent à Daraya | Youssef Karwashan / AFP

 

Le 25 mars 2011, la première manifestation se tient à Daraya pour réclamer la liberté du peuple et la dignité perdue. La ville se fait très vite connaître: ses habitants défilent dans les rues chaque semaine en scandant «Silmiyyé, silmiyyé» («Pacifique, pacifique»), un rameau d’olivier ou une rose à la main.

Youssef Karwashan / AFP

 

Un an plus tard, la révolution commence à se militariser à mesure que la répression s'intensifie. Le régime instaure ensuite un siège total de la ville le 24 août 2012, après avoir massacré plusieurs centaines de personnes en quelques jours dans une opération punitive. C'est l'une des premières villes syrienne à être assiégée.

Youssef Karwashan / AFP

 

Un an plus tard, la révolution commence à se militariser à mesure que la répression s'intensifie. Le régime instaure ensuite un siège total de la ville le 24 août 2012, après avoir massacré plusieurs centaines de personnes en quelques jours dans une opération punitive. C'est l'une des premières villes syrienne à être assiégée.

Fadi Dirani / AFP

 

Epuisés par quatre ans de siège, les habitants n'étaient plus que 8.000 en 2016. L’électricité, l’eau et les communications étaient totalement coupées. Située dans un secteur stratégique pour l'armée (proche de Damas et de l’aéroport militaire de Mazzé, où se trouve le siège des services de renseignement de l’armée de l’air) cette ville détruite à 90% sera désormais une zone militaire.

Fadi Dirani / AFP

 

Epuisés par quatre ans de siège, les habitants n'étaient plus que 8.000 en 2016. L’électricité, l’eau et les communications étaient totalement coupées. Située dans un secteur stratégique pour l'armée (proche de Damas et de l’aéroport militaire de Mazzé, où se trouve le siège des services de renseignement de l’armée de l’air) cette ville détruite à 90% sera désormais une zone militaire.

Youssef Karwashan / AFP

 

Le Croissant-Rouge syrien était la seule organisation humanitaire impliquée dans l’évacuation aux côtés des soldats du régime. Lors du siège, un seul convoi de l'ONU avait pu entrer dans la ville, le 1er juin 2016, mais sans apporter de nourriture. 

Youssef Karwashan / AFP

 

Le Croissant-Rouge syrien était la seule organisation humanitaire impliquée dans l’évacuation aux côtés des soldats du régime. Lors du siège, un seul convoi de l'ONU avait pu entrer dans la ville, le 1er juin 2016, mais sans apporter de nourriture

Youssef Karwashan / AFP

 

Les conditions de vie extrêmes ont convaincu les rebelles de conclure cet accord avec le régime. La semaine dernière, le dernier hôpital de campagne de la ville a été détruit et il était devenu presque impossible de se nourrir.

Youssef Karwashan / AFP

 

Les conditions de vie extrêmes ont convaincu les rebelles de conclure cet accord avec le régime. La semaine dernière, le dernier hôpital de campagne de la ville a été détruit et il était devenu presque impossible de se nourrir.

Youssef Karwashan / AFP

 

 

Youssef Karwashan / AFP

 

 

Youssef Karwashan / AFP

 

Il a été demandé aux civils de gagner des abris collectifs situés dans les régions du sud de Damas sous contrôle du gouvernement. Selon une source humanitaire citée par Le Monde, les modalités de leur réinstallation sont encore floues.

Youssef Karwashan / AFP

 

Il a été demandé aux civils de gagner des abris collectifs situés dans les régions du sud de Damas sous contrôle du gouvernement. Selon une source humanitaire citée par Le Monde, les modalités de leur réinstallation sont encore floues.

Omar Haj Kadour / AFP

 

Les 700 rebelles de la ville (selon SANA, l'agence officielle) ont dû déposer, en vertu de l'accord, leurs armes lourdes et de moyen calibre avant de se rendre plus au nord, dans la région d'Idlib. Sur cette photo, ils arrivent avec leurs familles au village de Qalaat al-Madiq, près de Hama.

Omar Haj Kadour / AFP

 

Les 700 rebelles de la ville (selon SANA, l'agence officielle) ont dû déposer, en vertu de l'accord, leurs armes lourdes et de moyen calibre avant de se rendre plus au nord, dans la région d'Idlib. Sur cette photo, ils arrivent avec leurs familles au village de Qalaat al-Madiq, près de Hama.

Omar Haj Kadour / AFP

 

 

Omar Haj Kadour / AFP

 

 

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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