La grande histoire des super-héros

Photographe et illustrateur autodidacte passionné d’histoire, l’Indonésien Agan Harahap a réalisé «Super-Héros». Une série de photomontages où les héros de bande dessinée posent dans les plus grandes scènes de l’histoire contemporaine. Daphnée Denis, traduit et adapté par Mathilde Sagaire.

«J’aime l’histoire», écrit Agan Harahap sur sa page FlickR. Ce que cela signifie pour lui, cependant, est une chose complètement unique. L’artiste, basé à Jakarta, réécrit, ou même, recrée l’histoire en y incorporant des super-héros, comme Superman ou Spiderman dans l'imagerie célèbre du XXe siècle. 
Crédit: Cherbourg-Normandy 1944. Agan Harahap

«J’aime l’histoire», écrit Agan Harahap sur sa page FlickR. Ce que cela signifie pour lui, cependant, est une chose complètement unique. L’artiste, basé à Jakarta, réécrit, ou même, recrée l’histoire en y incorporant des super-héros, comme Superman ou Spiderman dans l'imagerie célèbre du XXe siècle. 

La «Superhistoire» photoshoppée d’Harahap présente le passé comme s’il était une bande dessinée, en intégrant les icônes de la pop culture dans des photographies qui ont construit notre mémoire collective.
Crédit: A Camp Near Minsk 1941. Agan Harahap

La «Superhistoire» photoshoppée d’Harahap présente le passé comme s’il était une bande dessinée, en intégrant les icônes de la pop culture dans des photographies qui ont construit notre mémoire collective.

Paradoxalement, ce sont les jeux vidéo, pas les BD, qui l’ont inspiré pour ce projet. Les amis d’Harahap sont fans de Call of Duty et Medal of Honor, deux jeux dont les scénarios sont basés sur des batailles de la Seconde Guerre mondiale.
Crédit: Greenham Airfield, England June, 1944. Agan Harahap

Paradoxalement, ce sont les jeux vidéo, pas les BD, qui l’ont inspiré pour ce projet. Les amis d’Harahap sont fans de Call of Duty et Medal of Honor, deux jeux dont les scénarios sont basés sur des batailles de la Seconde Guerre mondiale.

«Je suis constamment intéressé par tout ce qui touche à la Seconde Guerre mondiale», nous a expliqué le photographe indonésien par e-mail, et c’est à travers les films qu'il apprend le plus de l'histoire. 
Crédit: Remote post defense. Moscow, 1941 External post defense on the hotel roof. Agan Harahap

«Je suis constamment intéressé par tout ce qui touche à la Seconde Guerre mondiale», nous a expliqué le photographe indonésien par e-mail, et c’est à travers les films qu'il apprend le plus de l'histoire. 

Cependant, pour la série «Super-Héros», il fait des recherches sur les circonstances autour d’une photo spécifique avant de réécrire sa «propre histoire», en insérant le personnage de BD qui paraît approprié pour chaque cliché.
Crédit: Yalta Conference 1945. Agan Harahap

Cependant, pour la série «Super-Héros», il fait des recherches sur les circonstances autour d’une photo spécifique avant de réécrire sa «propre histoire», en insérant le personnage de BD qui paraît approprié pour chaque cliché.

Comment avons-nous pu ne jamais apprendre que Batman était un proche conseiller du dictateur cubain Fidel Castro?
Crédit: MATS Terminal Washington 1959. Agan Harahap

Comment avons-nous pu ne jamais apprendre que Batman était un proche conseiller du dictateur cubain Fidel Castro?

Si la «Superhistoire» d’Harahap n'est en rien proche de la vérité, le projet en lui-même évoque quelques pratiques véritables de falsification qui existaient bien avant Photoshop. Sous le régime communiste de Staline, ceux qui étaient considérés comme des «ennemis du peuple», comme Léon Trotski, n’étaient pas seulement tués mais aussi effacés des photographies officielles, comme s’ils n’avaient jamais existé.
Crédit: Neuschwanstein 1945. Agan Harahap

Si la «Superhistoire» d’Harahap n'est en rien proche de la vérité, le projet en lui-même évoque quelques pratiques véritables de falsification qui existaient bien avant Photoshop. Sous le régime communiste de Staline, ceux qui étaient considérés comme des «ennemis du peuple», comme Léon Trotski, n’étaient pas seulement tués mais aussi effacés des photographies officielles, comme s’ils n’avaient jamais existé.

Le travail d’Harahap nous rappelle combien le public peut être facilement manipulé. A leur manière, ses séries rendent hommage à des faits réels et, sans aucun doute, à l’histoire.
Crédit: Siegburg, Germany. Agan Harahap

Le travail d’Harahap nous rappelle combien le public peut être facilement manipulé. A leur manière, ses séries rendent hommage à des faits réels et, sans aucun doute, à l’histoire.

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