Face au décret anti-musulmans de Trump, la résistance américaine s'organise

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans les différents aéroports des États-Unis pour protester contre un décret signé par Donald Trump qui empêche aux réfugiés et aux résidents de pays musulmans d'entrer aux Etats-Unis. La photographe de l'AFP Stephanie Keith était sur place à New York. Retour en images.

Le 27 janvier, une semaine après s'être installé à la Maison Blanche, Donald Trump a édicté un décret intitulé «Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis».

Le 27 janvier, une semaine après s'être installé à la Maison Blanche, Donald Trump a édicté un décret intitulé «Protéger la nation contre l’entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis».

Il prévoit d'interdire pendant trois mois l’arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: l'Irak, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Seuls les ressortissants possédant un visas diplomatiques et les officiels qui travaillent pour des institutions internationales ne sont pas visés par le décret.

Il prévoit d'interdire pendant trois mois l’arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: l'Irak, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Seuls les ressortissants possédant un visas diplomatiques et les officiels qui travaillent pour des institutions internationales ne sont pas visés par le décret.

Il est aussi prévu d'arrêter pendant quatre mois le programme fédéral d’admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, créé en 1980, toutes nationalités confondues.

Il est aussi prévu d'arrêter pendant quatre mois le programme fédéral d’admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, créé en 1980, toutes nationalités confondues.

Les réfugiés syriens, qui fuient un pays ravagé par la guerre, seront quant à eux définitivement interdits d’entrée. Actuellement, seuls 18.000 d'entre eux ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011.

Les réfugiés syriens, qui fuient un pays ravagé par la guerre, seront quant à eux définitivement interdits d’entrée. Actuellement, seuls 18.000 d'entre eux ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011.

Samedi 28 janvier, le hashtag #MuslimBan a été largement repris par les internautes pour dénoncer ce décret qui inquiète le monde entier et provoque une grande confusion dans les aéroports. 

Samedi 28 janvier, le hashtag #MuslimBan a été largement repris par les internautes pour dénoncer ce décret qui inquiète le monde entier et provoque une grande confusion dans les aéroports. 

Des rassemblements spontanés ont eu lieu dans six aéroports du pays, suite à l'appel de différentes associations de défense des immigrés et réfugiés, dont l’American Civil Liberties Union (ACLU). Près de 2.000 personnes se sont ainsi rassemblées à l'aéroport JFK à New York.

Des rassemblements spontanés ont eu lieu dans six aéroports du pays, suite à l'appel de différentes associations de défense des immigrés et réfugiés, dont l’American Civil Liberties Union (ACLU). Près de 2.000 personnes se sont ainsi rassemblées à l'aéroport JFK à New York.

Les manifestants réclamaient la libération de voyageurs empêchés d’entrer sur le territoire américain en dépit de documents en règle. D’importantes forces de police ont été déployées.

Les manifestants réclamaient la libération de voyageurs empêchés d’entrer sur le territoire américain en dépit de documents en règle. D’importantes forces de police ont été déployées.

Saisie par l'ACLU, la juge fédérale Ann Donnelly a ordonné aux autorités, dans la soirée de samedi, de ne procéder à aucune expulsion si les ressortissants disposent de papiers en règle. Il s'agit d'une suspension partielle car la magistrate estime que l’application du décret aux plaignants leur causerait un «tort irréparable» en les forçant à retourner dans leur pays. Il s’agit d’une mesure temporaire en attendant que la plainte de l’ACLU pour non-constitutionnalité du décret soit jugée sur le fond. Une première victoire pour les défenseurs des droits civiques.

Saisie par l'ACLU, la juge fédérale Ann Donnelly a ordonné aux autorités, dans la soirée de samedi, de ne procéder à aucune expulsion si les ressortissants disposent de papiers en règle. Il s'agit d'une suspension partielle car la magistrate estime que l’application du décret aux plaignants leur causerait un «tort irréparable» en les forçant à retourner dans leur pays. Il s’agit d’une mesure temporaire en attendant que la plainte de l’ACLU pour non-constitutionnalité du décret soit jugée sur le fond. Une première victoire pour les défenseurs des droits civiques.

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