Photojournalistes de mariage

Les photographes interrogés sont italiencanadienfrançaisaméricaine et britannique et font partie de cette nouvelle génération de photographes de mariage qui shootent les cérémonies comme des reportages documentaires. C'est-à-dire qu'ils captent les instants sans «intervention», explique Erin Chrisman, gagnante du premier prix 2013 de l'association des photojournalistes de mariage (WPJA), dans la catégorie «la mariée se prépare». Pour cela, Rick Collins se rend «invisible»«Je ne porte que très peu d'équipement et je m'habille comme un invité du mariage. Je me mélange et ne m'impose pas.(...) Le défi est d'être au bon endroit au bon moment et d'être assez ouvert pour découvrir à chaque fois quelque chose que vous n'avez jamais vu auparavant». 

Il y a encore quelques années cette pratique était impensable. Les photographes se concentraient «exclusivement sur la beauté esthétique ou la pose», continue leur confrère Fabio Mirulla. Aujourd'hui, ces photographes parcourent le monde pour leurs commandes. Leur démarche «documentaire» est poussée par l'envie de retranscrire «un contexte social, une situation économique et/ou une histoire personnelle»complète Christophe Viseux«Je voyage régulièrement dans des pays qui sont en pleine mutation et j’espère pouvoir saisir également une partie de cette transformation. Mon objectif est d’approfondir cette démarche de reportage pour constituer un vrai corps de travail au long cours.»


	Mariage de Neha et Arjun à l'hôtel St Regis à San Francisco, Californie, 2013 | «J'ai fait cette image quelques minutes avant que la mariée, Neha,  ne sorte. Elle regardait, avec ses demoiselles d'honneur, le marié Arjun s'approcher de l'hôtel sur un cheval blanc pendant que les deux familles dansaient autour de lui. J'aimais les saris et la place qu'occupait chacune des filles. A un moment, j'ai vu du coin de l'oeil une autre demoiselle d'honneur qui tirait une chaise pour les rejoindre. J'ai attendu qu'elle entre exactement dans le cadre pour déclencher.», explique Erin Chrisman.

Mariage de Neha et Arjun à l'hôtel St Regis à San Francisco, Californie, 2013 | «J'ai fait cette image quelques minutes avant que la mariée, Neha,  ne sorte. Elle regardait, avec ses demoiselles d'honneur, le marié Arjun s'approcher de l'hôtel sur un cheval blanc pendant que les deux familles dansaient autour de lui. J'aimais les saris et la place qu'occupait chacune des filles. A un moment, j'ai vu du coin de l'oeil une autre demoiselle d'honneur qui tirait une chaise pour les rejoindre. J'ai attendu qu'elle entre exactement dans le cadre pour déclencher.», explique Erin Chrisman.

Crédit: Erin Chrisman

	Mariage de Zareen et Jonathan au Ritz Carlton à San Francisco, Californie, 2013 | «Après avoir effectué quelques clichés de face, j'aime me mettre en arrière et observer ce que je peux intégrer au cadre afin de composer une photo plus complexe, plus intéressante mais aussi pour montrer une image plus complète de la scène avec différents plans. C'est toujours un défi drôle d'attendre de tous les élements qu'ils prennent la place que l'on avait imaginé.», poursuit la photographe américaine.

Mariage de Zareen et Jonathan au Ritz Carlton à San Francisco, Californie, 2013 | «Après avoir effectué quelques clichés de face, j'aime me mettre en arrière et observer ce que je peux intégrer au cadre afin de composer une photo plus complexe, plus intéressante mais aussi pour montrer une image plus complète de la scène avec différents plans. C'est toujours un défi drôle d'attendre de tous les élements qu'ils prennent la place que l'on avait imaginé.», poursuit la photographe américaine.

Crédit: Erin Chrisman

	Une somptueuse cérémonie au Nigéria, août 2013 | «Sur cette image, on voit la mère de la mariée sur la piste de danse, le jour du mariage de sa fille à Lagos. Les gens lui jettent de l'argent en signe de respect. Au Nigéria, qui dispose d'une économie pétrolière colossale, les mariages sont une manière de se montrer et de rassembler jusqu'à deux mille invités», raconte Christophe Viseux. 

Une somptueuse cérémonie au Nigéria, août 2013 | «Sur cette image, on voit la mère de la mariée sur la piste de danse, le jour du mariage de sa fille à Lagos. Les gens lui jettent de l'argent en signe de respect. Au Nigéria, qui dispose d'une économie pétrolière colossale, les mariages sont une manière de se montrer et de rassembler jusqu'à deux mille invités», raconte Christophe Viseux

Crédit: Christophe Viseux

	Essor de la classe moyenne au Kenya, mai 2012 | «Un marié du peuple Luo et une mariée de la ville de Kisii (sud ouest du pays) célèbrent leur union à Nairobi, au Kenya. Depuis quelques années, le Kenya est entré dans une période de croissance économique et Nairobi est devenue un centre économique. Suite au développement du pays, la classe moyenne, éduquée et optimiste, s'est étendue rapidement.» Christophe Viseux a également partagé sa vision du photojournalisme de mariage dans une interview pour le magazine Our age is Thirteen, spécialisé dans la photographie. 

Essor de la classe moyenne au Kenya, mai 2012 | «Un marié du peuple Luo et une mariée de la ville de Kisii (sud ouest du pays) célèbrent leur union à Nairobi, au Kenya. Depuis quelques années, le Kenya est entré dans une période de croissance économique et Nairobi est devenue un centre économique. Suite au développement du pays, la classe moyenne, éduquée et optimiste, s'est étendue rapidement.» Christophe Viseux a également partagé sa vision du photojournalisme de mariage dans une interview pour le magazine Our age is Thirteen, spécialisé dans la photographie. 

Crédit: Christophe Viseux

	Le marié se prépare, mariage en Toscane, juin 2013 | «Cette image du marié est relativement simple et triviale, et ne représente pas un "moment fort" du mariage. Mais c'est sa simplicité qui m'a frappé parce qu'elle sort de l'"ordinaire": un marié couvert de tatouages photographié dans un moment d'intimité non planifiée. La chambre est en bazar alors que l'armoire ouverte laisse entrevoir ce qu'il y a à l'intérieur et ce sont ces élements qui donne sa force à l'image. La façon pour un photographe d'observer est un peu comme si on regardait ce moment précis par le trou de la serrure», confie Fabio Mirulla. 

Le marié se prépare, mariage en Toscane, juin 2013 | «Cette image du marié est relativement simple et triviale, et ne représente pas un "moment fort" du mariage. Mais c'est sa simplicité qui m'a frappé parce qu'elle sort de l'"ordinaire": un marié couvert de tatouages photographié dans un moment d'intimité non planifiée. La chambre est en bazar alors que l'armoire ouverte laisse entrevoir ce qu'il y a à l'intérieur et ce sont ces élements qui donne sa force à l'image. La façon pour un photographe d'observer est un peu comme si on regardait ce moment précis par le trou de la serrure», confie Fabio Mirulla

Crédit: Fabio Mirulla

	 La mariée se prépare, mariage en Toscane, avril 2013 | «J'aime cette photo à cause de la grimace sur le visage de la mariée. C'est une image seule, mais elle suffit à raconter parfaitement une histoire: pendant que sa tante et son coiffeur tentent de fermer la robe, la mariée entend un bruit...Il semble que la robe est déchirée! Le geste de la tante (qui essaye de rassurer la mariée) et le petit sourire du coiffeur laissent entrevoir à celui qui regarde la photo que rien de sérieux ne vient réellement de se passer», termine le photographe italien. 

 La mariée se prépare, mariage en Toscane, avril 2013«J'aime cette photo à cause de la grimace sur le visage de la mariée. C'est une image seule, mais elle suffit à raconter parfaitement une histoire: pendant que sa tante et son coiffeur tentent de fermer la robe, la mariée entend un bruit...Il semble que la robe est déchirée! Le geste de la tante (qui essaye de rassurer la mariée) et le petit sourire du coiffeur laissent entrevoir à celui qui regarde la photo que rien de sérieux ne vient réellement de se passer», termine le photographe italien. 

Crédit: Fabio Mirulla

	Rav et Aman, Londres, juillet 2010 | «L'homme sur cette photo est le père du marié. J'ai pris cette image pendant le discours de son fils. L'émotion est toujours merveilleuse à photographier, particulièrement quand elle n'est pas attendue», explique John Nassari. 

	 
Rav et Aman, Londres, juillet 2010 | «L'homme sur cette photo est le père du marié. J'ai pris cette image pendant le discours de son fils. L'émotion est toujours merveilleuse à photographier, particulièrement quand elle n'est pas attendue», explique John Nassari
 
Crédit: John Nassari

	Grahame et Fiona, Cambridge, juin 2013 | «Le vélo a fait irruption dans mon champ de vision lorsque je photographiais les marriés sortir d'une église à Cambridge. J'aime la spontaneité et le décalage de cette scène. D'ailleurs nous l'avions tous aimé, les mariés inclus!», poursuit le photographe britannique. 

Grahame et Fiona, Cambridge, juin 2013 «Le vélo a fait irruption dans mon champ de vision lorsque je photographiais les marriés sortir d'une église à Cambridge. J'aime la spontaneité et le décalage de cette scène. D'ailleurs nous l'avions tous aimé, les mariés inclus!», poursuit le photographe britannique. 

Crédit: John Nassari

	La mère | «Sur cette photographie, la mère du marié accueille sa "nouvelle" fille, juste après la cérémonie. Il s'agissait d'un moment plus calme de la journée, avant que la réception ne commence», constate Rick Collins, photographe canadien. 

La mère«Sur cette photographie, la mère du marié accueille sa "nouvelle" fille, juste après la cérémonie. Il s'agissait d'un moment plus calme de la journée, avant que la réception ne commence», constate Rick Collins, photographe canadien. 

Crédit: Rick Collins

	L'anneau | «Souvent les couples veulent se voir tous les deux avant la cérémonie. Ils s'échangent des cadeaux et passent un peu de temps ensemble, au calme, avant que la fête ne commence. Ici, le marié offre en surprise une bague spéciale comme cadeau.»

L'anneau | «Souvent les couples veulent se voir tous les deux avant la cérémonie. Ils s'échangent des cadeaux et passent un peu de temps ensemble, au calme, avant que la fête ne commence. Ici, le marié offre en surprise une bague spéciale comme cadeau.»

Crédit: Rick Collins

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