Prendre des photos de bébés animaux, c'est tout un art
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Prendre des photos de bébés animaux, c'est tout un art

Pendant longtemps, la photographe américaine Traer Scott a essayé de faire de la peinture, du dessin ou même de la sculpture. Mais seule l’image qu’elle captait à travers son objectif lui permettait de retranscrire sa vision des choses. «La photographie me permet de donner du sens aux choses, visuellement et émotionnellement», explique-t-elle par email. Et très vite, elle comprend que les animaux, qui tiennent une place particulière dans sa vie, recèlent d’une force émotionnelle et visuelle rare. «Je voulais faire de vrais portraits d’animaux, les approcher de la même façon qu’un photographe approcherait un sujet humain pour créer une image qui transmet l’humanité de ce sujet.»

 

Il était donc logique pour elle, après dix ans de métier et presque autant de livres, de se pencher sur l’un des sujets préférés du web: les bébés animaux, ces sources intarissables de «Awwwww». 

Sauf que dans Wild Babies, publié chez Chronicles Books, elle a privilégié les bébés animaux en danger dans la nature et que les refuges protègent avec attention jusqu’à leur rétablissement. Le sujet du livre est parti en réalité d’un petit écureuil, qu’elle a trouvé lors d’un mariage il y a près de quatre ans. En faisant une recherche Google, elle a découvert que les écureuils les plus jeunes devaient être nourris toutes les deux heures, un rythme impossible à tenir sans le bon équipement ou la nourriture adéquate.
Des bébés écureuils, âgés de quatre semaines. (Traer Scott, dans Wild Babies) 

Sauf que dans Wild Babies, publié chez Chronicles Books, elle a privilégié les bébés animaux en danger dans la nature et que les refuges protègent avec attention jusqu’à leur rétablissement. Le sujet du livre est parti en réalité d’un petit écureuil, qu’elle a trouvé lors d’un mariage il y a près de quatre ans. En faisant une recherche Google, elle a découvert que les écureuils les plus jeunes devaient être nourris toutes les deux heures, un rythme impossible à tenir sans le bon équipement ou la nourriture adéquate.

Elle a pu finalement trouver l’adresse d’une femme qui s’occupe des bébés écureuils, qui a accepté de l’accueillir un samedi, tard le soir. Un tel dévouement a émerveillé la photographe. «Cela m’a ouvert les yeux sur le monde des soins envers les animaux sauvages et l’idée est partie de là. Bien sûr, les bébés animaux sont tous vraiment mignons, et cela aide à en faire un sujet passionnant. Mais j’espère que les gens viendront voir ces photos parce que c’est mignon et qu’ils en ressortiront avec un peu plus de connaissances sur le sujet.»
Un bébé phoque, âgé de deux semaines. (Traer Scott, dans Wild Babies) 

Elle a pu finalement trouver l’adresse d’une femme qui s’occupe des bébés écureuils, qui a accepté de l’accueillir un samedi, tard le soir. Un tel dévouement a émerveillé la photographe. «Cela m’a ouvert les yeux sur le monde des soins envers les animaux sauvages et l’idée est partie de là. Bien sûr, les bébés animaux sont tous vraiment mignons, et cela aide à en faire un sujet passionnant. Mais j’espère que les gens viendront voir ces photos parce que c’est mignon et qu’ils en ressortiront avec un peu plus de connaissances sur le sujet.»

Ce qu’il faut savoir sur ces centres, c’est qu’ils ont une activité très régulées et que chacun de leurs membres sera en mesure de savoir ce dont telle ou telle espèce a besoin pour retrouver la santé. De plus, au-delà des animaux les plus aimés par l’homme, ils font tout pour sauvegarder toutes les espèces, sans exception. «C’est un travail herculéen, dont sont capables un tout petit groupe d’amoureux dévoués, écrit-elle en introduction de son livre. Ils se battent pour sauver la vie des ratons-laveurs, des chouettes, des opossums et même des souris. Dans notre culture moderne, nous voyons ces animaux comme des nuisibles, mais ils font partie intégrante de notre écosystème et de la vie sauvage. La vie sauvage devrait être vue comme un trésor, pas comme un fardeau ou un inconvénient.»
Un bébé kangourou âgé de quatre mois. (Traer Scott, dans Wild Babies)

Ce qu’il faut savoir sur ces centres, c’est qu’ils ont une activité très régulées et que chacun de leurs membres sera en mesure de savoir ce dont telle ou telle espèce a besoin pour retrouver la santé. De plus, au-delà des animaux les plus aimés par l’homme, ils font tout pour sauvegarder toutes les espèces, sans exception. «C’est un travail herculéen, dont sont capables un tout petit groupe d’amoureux dévoués, écrit-elle en introduction de son livre. Ils se battent pour sauver la vie des ratons-laveurs, des chouettes, des opossums et même des souris. Dans notre culture moderne, nous voyons ces animaux comme des nuisibles, mais ils font partie intégrante de notre écosystème et de la vie sauvage. La vie sauvage devrait être vue comme un trésor, pas comme un fardeau ou un inconvénient.»

Cet ouvrage attendrissant n’a pourtant pas été facile à réaliser, car il n'a évidemment rien à voir avec des séances photos de modèles femmes ou hommes. «Les animaux sauvages sont compliqués parce que, bien sûr, vous n’avez pas beaucoup de contrôle sur eux, il n’y a pas de méthode pour les diriger, à l’exception de ce qui peut les motiver.»
Des lapereaux âgés de douze jours. (Traer Scott, dans Wild Babies)

Cet ouvrage attendrissant n’a pourtant pas été facile à réaliser, car il n'a évidemment rien à voir avec des séances photos de modèles femmes ou hommes. «Les animaux sauvages sont compliqués parce que, bien sûr, vous n’avez pas beaucoup de contrôle sur eux, il n’y a pas de méthode pour les diriger, à l’exception de ce qui peut les motiver.»

Pour motiver ces modèles un peu particuliers, il faut répondre à leurs exigences: «En général, c’est de la nourriture ou un jouet. Les marmottes aiment manger des fleurs, les bébés oiseaux aiment les myrtilles, les chauves-souris aiment les vers de farine. Il s’agit de faire en sorte que l’animal soit à l’aise, puis de trouver la friandise qui les fera sortir de leur coquille (métaphorique ou non).»
Un bébé moufette, âgé de cinq semaines. (Traer Scott, dans Wild Babies)

Pour motiver ces modèles un peu particuliers, il faut répondre à leurs exigences: «En général, c’est de la nourriture ou un jouet. Les marmottes aiment manger des fleurs, les bébés oiseaux aiment les myrtilles, les chauves-souris aiment les vers de farine. Il s’agit de faire en sorte que l’animal soit à l’aise, puis de trouver la friandise qui les fera sortir de leur coquille (métaphorique ou non).»

Et comme pour son précédent livre, Nocturne, Traer Scott a dû utiliser des boîtes pour placer les animaux et les prendre en photo depuis l’extérieur via un trou découpé pour laisser passer l’objectif. Dès lors, il s’agissait de capter le moment parfait, de préférence quand l’animal regarde l’objectif.
Un bébé chouette, âgé de quatre semaines. (Traer Scott, dans Wild Babies)

Et comme pour son précédent livre, Nocturne, Traer Scott a dû utiliser des boîtes pour placer les animaux et les prendre en photo depuis l’extérieur via un trou découpé pour laisser passer l’objectif. Dès lors, il s’agissait de capter le moment parfait, de préférence quand l’animal regarde l’objectif.

Autre difficulté: le rythme de reproduction des animaux, les naissances n’ayant lieu que pendant les mois «chauds». «Ce qu’on appelle la “saison des bébés” va seulement de mars à la fin août, donc je n’avais que quelques mois chaque année pour localiser et photographier les bébés animaux», précise Traer Scott. Pour réaliser la trentaine de clichés du livre, elle a du étaler son travail sur trois ans.
Un sourisseau à pattes blanches, âgé de deux semaines.  (Traer Scott, dans Wild Babies)

Autre difficulté: le rythme de reproduction des animaux, les naissances n’ayant lieu que pendant les mois «chauds». «Ce qu’on appelle la “saison des bébés” va seulement de mars à la fin août, donc je n’avais que quelques mois chaque année pour localiser et photographier les bébés animaux», précise Traer Scott. Pour réaliser la trentaine de clichés du livre, elle a du étaler son travail sur trois ans.

«J’aime les chauves-souris. J’aime aussi les opossums, ils sont incroyables. Je pense vraiment que chaque animal est merveilleux, confie la journaliste quand on lui demande quel animal la fascine le plus. La façon dont chaque animal sauvage s’est adapté pour survivre les rend encore plus attachants.» Dans son prochain ouvrage, Traer Scott s’attaquera à un autre challenge artistique de taille: les rapaces.
Un bébé chauve-souris rousse, âgé de six semaines.  (Traer Scott, dans Wild Babies)

«J’aime les chauves-souris. J’aime aussi les opossums, ils sont incroyables. Je pense vraiment que chaque animal est merveilleux, confie la journaliste quand on lui demande quel animal la fascine le plus. La façon dont chaque animal sauvage s’est adapté pour survivre les rend encore plus attachants.» Dans son prochain ouvrage, Traer Scott s’attaquera à un autre challenge artistique de taille: les rapaces.

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