Gardien dans sa guérite
Monde / Culture

Gardien dans sa guérite

Tom M Johnson est arrivé à Pittsburgh (Pennsylvanie) en 2014. «C’est une petite ville où tous les gens se connaissent. Moi j’arrivais de l’extérieur et j’ai eu envie de montrer un aspect du quotidien de la ville tellement ancré dans les mœurs que les habitants ont oublié ce qui le rend intéressant.» Au volant de sa voiture, le photographe se rend compte du nombre impressionnant de parkings tenus par des gardiens. Il se lance alors dans un projet de portraits de ces personnes et de leur guérite.

John, 21st St. & Smallman St. | Tom M Johnson

 

«À Pittsburgh, les gens vivent en banlieue et viennent travailler en ville, raconte le photographe. Comme les transports ne sont pas bons, la majeure partie d'entre eux viennent en voiture et ont besoin d'un parking.»

John, 21st St. & Smallman St. | Tom M Johnson

 

«À Pittsburgh, les gens vivent en banlieue et viennent travailler en ville, raconte le photographe. Comme les transports ne sont pas bons, la majeure partie d'entre eux viennent en voiture et ont besoin d'un parking.»

Ron, 917 Liberty Ave. | Tom M Johnson

 

«C'est pour cette raison qu'ils sont si nombreux ici. Toutes mes images ont été réalisées dans un rayon de quelques kilomètres carrés, je n'ai pas eu a beaucoup conduire.»

Ron, 917 Liberty Ave. | Tom M Johnson

 

«C'est pour cette raison qu'ils sont si nombreux ici. Toutes mes images ont été réalisées dans un rayon de quelques kilomètres carrés, je n'ai pas eu a beaucoup conduire.»

Molly, 1st Ave. & Wood St. | Tom M Johnson

 

«Certains parkings sont privés et d’autres sont en fait des coopératives, mais chaque parking possède sa guérite pour protéger le gardien de la pluie, du vent et lui permettre de poser ses affaires.»

Molly, 1st Ave. & Wood St. | Tom M Johnson

 

«Certains parkings sont privés et d’autres sont en fait des coopératives, mais chaque parking possède sa guérite pour protéger le gardien de la pluie, du vent et lui permettre de poser ses affaires.»

Alex, Andy Warhol Museum | Tom M Johnson

 

«J'aimais bien l'idée de relation entre les guérites et leurs occupants. Les premières ont besoin des seconds pour prendre sens.»

Alex, Andy Warhol Museum | Tom M Johnson

 

«J'aimais bien l'idée de relation entre les guérites et leurs occupants. Les premières ont besoin des seconds pour prendre sens.»

Alec, 3rd Ave. & Ross St. | Tom M Johnson

 

«J'ai photographié entre quarante et cinquante personnes d'âges et de motivations différentes. Certains étaient lycéens, d'autres étudiants et d'autres retraités! Il y avait des hommes, des femmes, des couples.»

Alec, 3rd Ave. & Ross St. | Tom M Johnson

 

«J'ai photographié entre quarante et cinquante personnes d'âges et de motivations différentes. Certains étaient lycéens, d'autres étudiants et d'autres retraités! Il y avait des hommes, des femmes, des couples.»

Frank, 4th Ave. & Ross St. | Tom M Johnson

 

«À part la guérite de Frank, dans laquelle on trouve des objets personnels, dont maintenant la photo que j'ai prise de lui, peu sont personnalisées. Elles sont souvent partagées entre différentes personnes et ce travail est la plupart du temps temporaire.»

Frank, 4th Ave. & Ross St. | Tom M Johnson

 

«À part la guérite de Frank, dans laquelle on trouve des objets personnels, dont maintenant la photo que j'ai prise de lui, peu sont personnalisées. Elles sont souvent partagées entre différentes personnes et ce travail est la plupart du temps temporaire.»

Ahmed, 3rd Ave. & Grant St. | Tom M Johnson

 

«Je ne voulais pas de véhicules sur mes images; ce qui m'intéressait, c'était la personne et la guérite. J'essayais au maximum d'enlever les voitures de mon cadre alors que les photos étaients prises dans un parking. J'aime bien cette ironie.»

Ahmed, 3rd Ave. & Grant St. | Tom M Johnson

 

«Je ne voulais pas de véhicules sur mes images; ce qui m'intéressait, c'était la personne et la guérite. J'essayais au maximum d'enlever les voitures de mon cadre alors que les photos étaients prises dans un parking. J'aime bien cette ironie.»

Adam, Fort Pitt Blvd. & Market St. | Tom M Johnson

 

«Je crois que je me sens proche de ces personnes parce qu'en tant que photographe je suis souvent seul, c'est un travail assez solitaire et c'est souvent difficile. Alors on discutait chacun de nos vies puis on faisait les photos.»

Adam, Fort Pitt Blvd. & Market St. | Tom M Johnson

 

«Je crois que je me sens proche de ces personnes parce qu'en tant que photographe je suis souvent seul, c'est un travail assez solitaire et c'est souvent difficile. Alors on discutait chacun de nos vies puis on faisait les photos.»

Sue, 3rd Ave. & Grant St. | Tom M Johnson

 

«En général, les gens étaient assez partants, mais parfois leur personnalité reprenait le dessus. Cette femme, par exemple, était très timide. On a fait quelques images mais elle n'était pas vraiment à l'aise, ça a pris un peu de temps. Au bout de cinq photos, un homme qui travaillait avec elle est venu me demander d'arrêter de faire des images. C'était drôle parce que quand je suis revenu amener la photo imprimée, il était énervé qu'il n'y ait pas de bonne photo où on la voit clairement...»

Sue, 3rd Ave. & Grant St. | Tom M Johnson

 

«En général, les gens étaient assez partants, mais parfois leur personnalité reprenait le dessus. Cette femme, par exemple, était très timide. On a fait quelques images mais elle n'était pas vraiment à l'aise, ça a pris un peu de temps. Au bout de cinq photos, un homme qui travaillait avec elle est venu me demander d'arrêter de faire des images. C'était drôle parce que quand je suis revenu amener la photo imprimée, il était énervé qu'il n'y ait pas de bonne photo où on la voit clairement...»

Kenny, 2nd Ave. & 10th Street Bridge | Tom M Johnson

 

«Ces gens ont tous des milliers d'histoires à raconter. Kenny fait partie de ces gens, qui appellent tout le monde “mon ami”. Le prix du parking est de 8 dollars. Derrière sa vitre, il a des tas de billets, par 2 dollars, prêts à être dégainés rapidement si quelqu'un lui donne un billet de 10 et ainsi éviter les embouteillages. “C'est comme ça qu'il faut faire mon ami”, m'a-t-il dit. Il m'a raconté qu'à une période une femme lui donnait 10 dollars de pourpoire chaque jour. Au bout d'un moment, il a fini par lui dire que c'était beaucoup et pas forcément nécessaire. La femme lu a répondu: “Et si je vous invitais à dîner?” Un mois plus tard, ils étaient mariés.»

Kenny, 2nd Ave. & 10th Street Bridge | Tom M Johnson

 

«Ces gens ont tous des milliers d'histoires à raconter. Kenny fait partie de ces gens, qui appellent tout le monde “mon ami”. Le prix du parking est de 8 dollars. Derrière sa vitre, il a des tas de billets, par 2 dollars, prêts à être dégainés rapidement si quelqu'un lui donne un billet de 10 et ainsi éviter les embouteillages. “C'est comme ça qu'il faut faire mon ami”, m'a-t-il dit. Il m'a raconté qu'à une période une femme lui donnait 10 dollars de pourpoire chaque jour. Au bout d'un moment, il a fini par lui dire que c'était beaucoup et pas forcément nécessaire. La femme lu a répondu: “Et si je vous invitais à dîner?” Un mois plus tard, ils étaient mariés.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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