La tension monte à Jérusalem

Jérusalem et la Cisjordanie sont en proie à de nouvelles tensions depuis l'assassinat de deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens, le 14 juillet. L'instauration de nouvelles mesures de sécurité décrétées par la police israélienne à proximité de l'esplanade des mosquées provoque l'ire des Palestiniens. Retour en images sur les événements.

 

 

Vendredi 14 juillet, tôt le matin, deux policiers israéliens ont été tués par balles et un autre blessé dans une attaque commise par trois Arabes israéliens près de la porte des Lions, à l’entrée est de la vieille ville de Jérusalem. Les assaillants se sont ensuite sauvés vers l’esplanade des Mosquées avant d'être abattus par les forces de sécurité israéliennes. Sur cette image, la police inspecte le corps d'un des assaillants. | THOMAS COEX / AFP

Vendredi 14 juillet, tôt le matin, deux policiers israéliens ont été tués par balles et un autre blessé dans une attaque commise par trois Arabes israéliens près de la porte des Lions, à l’entrée est de la vieille ville de Jérusalem. Les assaillants se sont ensuite sauvés vers l’esplanade des Mosquées avant d'être abattus par les forces de sécurité israéliennes. Sur cette image, la police inspecte le corps d'un des assaillants. | THOMAS COEX / AFP

En réponse à cette attaque, les autorités israéliennes ont décidé, le même jour, de fermer exceptionnellement tous les accès à l’esplanade des Mosquées, sur laquelle se trouve la mosquée al-Aqsa, après l’avoir évacuée. La vieille ville a été totalement bouclée. Cette décision a provoqué un tollé dans le monde musulman. La Jordanie, signataire d'un traité de paix avec Israël, et l’Autorité palestinienne ont appelé à une «réouverture immédiate» du site, craignant la montée des tensions. | THOMAS COEX / AFP

En réponse à cette attaque, les autorités israéliennes ont décidé, le même jour, de fermer exceptionnellement tous les accès à l’esplanade des Mosquées, sur laquelle se trouve la mosquée al-Aqsa, après l’avoir évacuée. La vieille ville a été totalement bouclée. Cette décision a provoqué un tollé dans le monde musulman. La Jordanie, signataire d'un traité de paix avec Israël, et l’Autorité palestinienne ont appelé à une «réouverture immédiate» du site, craignant la montée des tensions. | THOMAS COEX / AFP

La prière du vendredi 14 juillet a donc eu lieu à l'extérieur de la porte de Damas, principale entrée vers la vieille ville de Jérusalem. Cette mesure est d'une forte portée symbolique pour les Palestiniens, qui considèrent la mosquée al-Aqsa comme le troisième lieu saint de l'islam. Les Juifs révèrent également ce site comme le mont du Temple. | THOMAS COEX / AFP

La prière du vendredi 14 juillet a donc eu lieu à l'extérieur de la porte de Damas, principale entrée vers la vieille ville de Jérusalem. Cette mesure est d'une forte portée symbolique pour les Palestiniens, qui considèrent la mosquée al-Aqsa comme le troisième lieu saint de l'islam. Les Juifs révèrent également ce site comme le mont du Temple. | THOMAS COEX / AFP

Il y a deux ans, un accord avait été conclu entre le gouvernement israélien et le roi Abdallah II de Jordanie. Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, s’était engagé, entre autres, à ne plus imposer de restrictions aux croyants musulmans en fonction de leur âge ou de leur sexe. De son côté, la Jordanie, dont dépend la fondation religieuse gérant le site, empéchait les jeunes Palestiniens de pénétrer la nuit à l'intérieur de la mosquée al-Aqsa. A la suite de ces récents événements, l'entrée de la vieille ville a de nouveau été restreinte. Le 15 juillet, seuls les résidents palestiniens dotés d'une carte d'identité étaient autorisés à pénétrer. | AHMAD GHARABLI / AFP.

Il y a deux ans, un accord avait été conclu entre le gouvernement israélien et le roi Abdallah II de Jordanie. Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, s’était engagé, entre autres, à ne plus imposer de restrictions aux croyants musulmans en fonction de leur âge ou de leur sexe. De son côté, la Jordanie, dont dépend la fondation religieuse gérant le site, empéchait les jeunes Palestiniens de pénétrer la nuit à l'intérieur de la mosquée al-Aqsa. A la suite de ces récents événements, l'entrée de la vieille ville a de nouveau été restreinte. Le 15 juillet, seuls les résidents palestiniens dotés d'une carte d'identité étaient autorisés à pénétrer. | AHMAD GHARABLI / AFP.

L'accès à l'esplanade des Mosquées a été réouvert le 16 juillet mais des portiques de sécurité et des caméras de surveillance ont été installés. Les musulmans refusent d'y pénétrer en raison de ces nouvelles mesures de sécurité. La prière a donc eu lieu devant les policiers israéliens pour protester. | MENAHEM KAHANA / AFP.

L'accès à l'esplanade des Mosquées a été réouvert le 16 juillet mais des portiques de sécurité et des caméras de surveillance ont été installés. Les musulmans refusent d'y pénétrer en raison de ces nouvelles mesures de sécurité. La prière a donc eu lieu devant les policiers israéliens pour protester. | MENAHEM KAHANA / AFP.

Depuis, la colère palestinienne est peu à peu montée. Des affrontements ont eu lieu entre des Palestiniens et des forces de l'ordre, comme en témoigne cette image de policiers israéliens arrêtant un jeune Palestinien devant la porte des Lions, l'entrée principale vers al-Aqsa. Les forces de l’ordre ont tiré des grenades assourdissantes en réponse aux jets de pierres. Une quinzaine de Palestiniens ont été blessés mardi 18 juillet. | AHMAD GHARABLI / AFP.

Depuis, la colère palestinienne est peu à peu montée. Des affrontements ont eu lieu entre des Palestiniens et des forces de l'ordre, comme en témoigne cette image de policiers israéliens arrêtant un jeune Palestinien devant la porte des Lions, l'entrée principale vers al-Aqsa. Les forces de l’ordre ont tiré des grenades assourdissantes en réponse aux jets de pierres. Une quinzaine de Palestiniens ont été blessés mardi 18 juillet. | AHMAD GHARABLI / AFP.

Vendredi 21 juillet, l'entrée de la mosquée al-Aqsa a été interdite aux Palestiniens de moins de 50 ans. A l'issue de la grande prière, des manifestants se sont rassemblés et ont été repoussés par la police israélienne à coup de tirs de gaz lacrymogène. L’Autorité palestinienne a ensuite annoncé la rupture des contacts officiels avec Israël tant que les nouvelles mesures de sécurité mises en place par l’État hébreu autour de l’esplanade des Mosquées ne seraient pas abrogées. Peu de temps après cette déclaration, l’armée israélienne a annoncé que trois Israéliens avaient été tués par un assaillant ayant pénétré dans une colonie en Cisjordanie. | AHMAD GHARABLI / AFP.

Vendredi 21 juillet, l'entrée de la mosquée al-Aqsa a été interdite aux Palestiniens de moins de 50 ans. A l'issue de la grande prière, des manifestants se sont rassemblés et ont été repoussés par la police israélienne à coup de tirs de gaz lacrymogène. L’Autorité palestinienne a ensuite annoncé la rupture des contacts officiels avec Israël tant que les nouvelles mesures de sécurité mises en place par l’État hébreu autour de l’esplanade des Mosquées ne seraient pas abrogées. Peu de temps après cette déclaration, l’armée israélienne a annoncé que trois Israéliens avaient été tués par un assaillant ayant pénétré dans une colonie en Cisjordanie. | AHMAD GHARABLI / AFP.

La crise a dégénéré en affrontements meurtriers. Lors des violences entre Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le 21 juillet, 450 Palestiniens ont été blessés, dont 110 dans la ville sainte. Trois sont morts vendredi 21 juillet, et deux le lendemain. | ABBAS MOMANI / AFP.

La crise a dégénéré en affrontements meurtriers. Lors des violences entre Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le 21 juillet, 450 Palestiniens ont été blessés, dont 110 dans la ville sainte. Trois sont morts vendredi 21 juillet, et deux le lendemain. | ABBAS MOMANI / AFP.

Israël refuse toujours de supprimer les portiques de sécurité. Les Palestiniens sont convaincus que ces mesures représentent un nouveau pas de l'État hébreu pour prendre le contrôle total de l’esplanade. Le 23 juillet, les Palestiniens ont donc prié une nouvelle fois devant la porte des Lions en signe de protestation. | AHMAD GHARABLI / AFP.

Israël refuse toujours de supprimer les portiques de sécurité. Les Palestiniens sont convaincus que ces mesures représentent un nouveau pas de l'État hébreu pour prendre le contrôle total de l’esplanade. Le 23 juillet, les Palestiniens ont donc prié une nouvelle fois devant la porte des Lions en signe de protestation. | AHMAD GHARABLI / AFP.

La France, la Suède et l’Egypte ont demandé la tenue, lundi 24 juillet, d'une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies sur les violences dans la région. | AHMAD GHARABLI / AFP.

La France, la Suède et l’Egypte ont demandé la tenue, lundi 24 juillet, d'une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies sur les violences dans la région. | AHMAD GHARABLI / AFP.

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