Les «arrangements provisoires», ou le règne du temporaire
Culture

Les «arrangements provisoires», ou le règne du temporaire

«Quand j’étais enfant, raconte le photographe Martin Kollarj’entendais cette phrase de propagande qui disait qu’on devait rester en relation avec l’Union soviétique pour toujours: “Avec l’Union soviétique, pour toute l’Éternité!” Et c’était le seul lien que j’avais avec l’“éternité”. À l’époque, on ajoutait en riant: “Oui, mais pas une seconde de plus!”»

 

«Puis tout s’est effondré et a disparu. Depuis, ma vie a été consacrée à négocier ces maintes situations et solutions temporaires. Les choses changent sans contrôle.» Martin Kollar a eu envie de travailler sur cette idée d’«arrangements provisoires». Le début de sa série photographique, dont il présente la démarche pour Slate, a gagné le prix Élysée, qui lui finance la production d’un livre à paraître en septembre.


	«Mon travail est un récit ou une représentation photographique qui capte la désintégration du permanent vers le temporaire et le provisoire. Je prends des photos dans les musées et dans les endroits ou les situations où le temps semble suspendu. J’observe les gens et je les photographie. On vit dans ce concept de provisoire en permanence. Rien ne reste pour toujours, alors je joue avec ça.»
Martin Kollar

«Mon travail est un récit ou une représentation photographique qui capte la désintégration du permanent vers le temporaire et le provisoire. Je prends des photos dans les musées et dans les endroits ou les situations où le temps semble suspendu. J’observe les gens et je les photographie. On vit dans ce concept de provisoire en permanence. Rien ne reste pour toujours, alors je joue avec ça.»


	«Je ne me suis pas réveillé un matin avec cette idée en me disant que j’allais travailler autour de la notion de temporaire. Cétait plus une période de ma vie où j’ai commencé à réfléchir à ce qu'elle était ainsi qu’à celle des gens autour de moi. J'ai compris qu’il était important de traiter ce sujet en photographie et que les gens s’y identifieraient en quelque sorte.»
Martin Kollar

«Je ne me suis pas réveillé un matin avec cette idée en me disant que j’allais travailler autour de la notion de temporaire. Cétait plus une période de ma vie où j’ai commencé à réfléchir à ce qu'elle était ainsi qu’à celle des gens autour de moi. J'ai compris qu’il était important de traiter ce sujet en photographie et que les gens s’y identifieraient en quelque sorte.»


	«Ce sont des images individuelles qui ont leur propre vie mais on peut leur inventer une histoire. Quand on met deux images côte à côte, elles ont des liens inattendus, mais j’essaie d'inviter celui qui les regarde à créer une troisième image à partir de ces deux-là.»
Martin Kollar

«Ce sont des images individuelles qui ont leur propre vie mais on peut leur inventer une histoire. Quand on met deux images côte à côte, elles ont des liens inattendus, mais j’essaie d'inviter celui qui les regarde à créer une troisième image à partir de ces deux-là.»


	«Par exemple, si on prend la femme qui peint le trottoir et la photo de la scène de crime au musée, on peut constituer un diptyque. De nombreuses connexions visuelles se font.  Et on peut ainsi créer une troisième image dans notre tête. Et selon la perspective de chacun, selon ses attentes dans la vie, personne ne voit la même chose.»
Martin Kollar

«Par exemple, si on prend la femme qui peint le trottoir et la photo de la scène de crime au musée, on peut constituer un diptyque. De nombreuses connexions visuelles se font.  Et on peut ainsi créer une troisième image dans notre tête. Et selon la perspective de chacun, selon ses attentes dans la vie, personne ne voit la même chose.»


	«J’espère que chacun va créer sa propre histoire à partir de mon travail. Je n’avais pas envie de travailler que sur le niveau visuel mais aussi émotionnel. Parfois on ne comprend pas une photo mais on comprend le sens que j’ai voulu lui donner.»
Martin Kollar

«J’espère que chacun va créer sa propre histoire à partir de mon travail. Je n’avais pas envie de travailler que sur le niveau visuel mais aussi émotionnel. Parfois on ne comprend pas une photo mais on comprend le sens que j’ai voulu lui donner.»


	«Je ne voulais pas enregistrer des faits et les partager mais plutôt une façon de penser et d'apparaître en 2015. Les gens de ma génération ont grandi, nous sommes désormais d’âge mûr. La notion du temporaire glisse entre nos mains, nous luttons contre des variations sans fin de désintégration et contre le vide que laisse l’abandon des anciens dogmes.»
Martin Kollar

«Je ne voulais pas enregistrer des faits et les partager mais plutôt une façon de penser et d'apparaître en 2015. Les gens de ma génération ont grandi, nous sommes désormais d’âge mûr. La notion du temporaire glisse entre nos mains, nous luttons contre des variations sans fin de désintégration et contre le vide que laisse l’abandon des anciens dogmes.»


	«Ce que j’aime dans ce travail, c'est qu'il n’est pas complétement aléatoire. Il y a quelque chose de planifié derrière. Mais d’un autre côté il est très difficile de suivre ce qui est planifié donc il est plein de surprises.» 
Martin Kollar

«Ce que j’aime dans ce travail, c'est qu'il n’est pas complétement aléatoire. Il y a quelque chose de planifié derrière. Mais d’un autre côté il est très difficile de suivre ce qui est planifié donc il est plein de surprises.» 


	«Je m’y prépare et j’aime cette collision d’attendu et d’inattendu. Je découvre mes histoires et l’histoire complète n’est pas encore là. Le travail n’est pas fini, je suis encore au milieu du processus.»
Martin Kollar

«Je m’y prépare et j’aime cette collision d’attendu et d’inattendu. Je découvre mes histoires et l’histoire complète n’est pas encore là. Le travail n’est pas fini, je suis encore au milieu du processus.»


	«Je suis dans un moment où je ne comprends pas tout. L’histoire se construit peu à peu avec différentes histoires et, quand je vais comprendre l'ensemble, ce sera la fin de mon histoire et la publication de mon livre. À ce moment-là je pourrai tout expliquer de façon claire, mais ce n’est pas encore le cas.»
Martin Kollar

«Je suis dans un moment où je ne comprends pas tout. L’histoire se construit peu à peu avec différentes histoires et, quand je vais comprendre l'ensemble, ce sera la fin de mon histoire et la publication de mon livre. À ce moment-là je pourrai tout expliquer de façon claire, mais ce n’est pas encore le cas.»

Fanny Arlandis

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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