Avant-après Katrina: un photographe retourne photographier La Nouvelle-Orléans
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Avant-après Katrina: un photographe retourne photographier La Nouvelle-Orléans

Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina dévastait La Nouvelle-Orléans. Les vents ont soufflé jusqu'à 280km/h et la mer a franchi les digues qui protégeaient la ville. Plusieurs États du sud des États-Unis ont été touchés, faisant plus de 1.800 morts. Carlos Barria, photographe pour Reuters, était alors sur place. Dix ans après, il est revenu photographier la ville, encore affectée par le désastre.


	Le photographe tient un cliché sur lequel on voit Errol Morning, un habitant de La Nouvelle-Orléans, assis dans son bateau dans une rue inondée, le 5 septembre 2005.

	 

	Des digues de quatre mètres de haut protégeaient la ville, dont certains secteurs se situent sous le niveau de la mer. Hélas, mal construites et peu entretenues, elles n'ont pas résisté à la pression de la tempête. Environ 80% de La Nouvelle-Orléans a été inondée par l'eau, qui monta à plus de six mètres de haut.

REUTERS/Carlos Barria

Le photographe tient un cliché sur lequel on voit Errol Morning, un habitant de La Nouvelle-Orléans, assis dans son bateau dans une rue inondée, le 5 septembre 2005.

 

Des digues de quatre mètres de haut protégeaient la ville, dont certains secteurs se situent sous le niveau de la mer. Hélas, mal construites et peu entretenues, elles n'ont pas résisté à la pression de la tempête. Environ 80% de La Nouvelle-Orléans a été inondée par l'eau, qui monta à plus de six mètres de haut.


	Ceux qui sont parvenus à atteindre leurs toits ont parfois dû attendre les secours pendant plusieurs jours, alors que la «Big Easy» –le surnom de La Nouvelle-Orléans– plongeait dans le chaos.

REUTERS/Carlos Barria

Ceux qui sont parvenus à atteindre leurs toits ont parfois dû attendre les secours pendant plusieurs jours, alors que la «Big Easy» –le surnom de La Nouvelle-Orléans– plongeait dans le chaos.


	Des centaines de victimes ont afflué vers l'hôpital, le «Memorial medical center». Sans eau, sans électricité, dans des locaux humides et puant les eaux usées, le personnel a dû faire face à un terrible dilemme: quels patients fallait-il sauver en premier?

REUTERS/Carlos Barria

Des centaines de victimes ont afflué vers l'hôpital, le «Memorial medical center». Sans eau, sans électricité, dans des locaux humides et puant les eaux usées, le personnel a dû faire face à un terrible dilemme: quels patients fallait-il sauver en premier?


	Plus d'un million d'habitants ont été évacués quand l'ouragan de catégorie 5 (le plus haut de l'échelle) a frappé. La catastrophe a révélé de nombreuses failles dans les procédures d'urgence, des milliers d'habitants ont été livrés à eux-mêmes dans la ville dévastée, d'autres ont fui parfois sur plusieurs milliers de kilomètres sans aucune aide.

REUTERS/Carlos Barria

Plus d'un million d'habitants ont été évacués quand l'ouragan de catégorie 5 (le plus haut de l'échelle) a frappé. La catastrophe a révélé de nombreuses failles dans les procédures d'urgence, des milliers d'habitants ont été livrés à eux-mêmes dans la ville dévastée, d'autres ont fui parfois sur plusieurs milliers de kilomètres sans aucune aide.


	Une partie du cimetière Saint-Louis s'est retrouvée sous les eaux.

 REUTERS/Carlos Barria

Une partie du cimetière Saint-Louis s'est retrouvée sous les eaux.


	Aujourd'hui, la ville s'est en grande partie reconstruite. Près de la côte, de chatoyantes maisons sur pilotis ont remplacé la plupart des maisons inondées et pourrissantes. Mais les travaux de rétablissement des infrastructures et bâtiments endommagés –les lignes haute tension, les supermarchés, les hôpitaux, les maisons et les digues– ne sont toujours pas achevés.

REUTERS/Carlos Barria

Aujourd'hui, la ville s'est en grande partie reconstruite. Près de la côte, de chatoyantes maisons sur pilotis ont remplacé la plupart des maisons inondées et pourrissantes. Mais les travaux de rétablissement des infrastructures et bâtiments endommagés –les lignes haute tension, les supermarchés, les hôpitaux, les maisons et les digues– ne sont toujours pas achevés.


	Le Congrès a débloqué plus de 14 milliards de dollars pour renforcer les protections de la ville et construire une série de nouveaux obstacles aux inondations, comme des îles artificielles.

 REUTERS/Carlos Barria

Le Congrès a débloqué plus de 14 milliards de dollars pour renforcer les protections de la ville et construire une série de nouveaux obstacles aux inondations, comme des îles artificielles.


	Autrefois le plus grand marché d'esclaves des États-Unis, La Nouvelle-Orléans d'avant la tempête était une ville divisée par couleurs de peau, avec d'importants problèmes de criminalité, de sous-financement des écoles, une infrastructure vieillissante et une économie léthargique.

	 

	Aujourd'hui, l'économie de la ville est florissante, notamment grâce au tourisme, et la criminalité a baissé, mais de nombreux habitants regrettent que l'ambiance de la ville, auparavant davantage afrocaribéenne et créole qu'américaine, ait changé. La population noire est passée de 68% à 60%.

REUTERS/Carlos Barria

Autrefois le plus grand marché d'esclaves des États-Unis, La Nouvelle-Orléans d'avant la tempête était une ville divisée par couleurs de peau, avec d'importants problèmes de criminalité, de sous-financement des écoles, une infrastructure vieillissante et une économie léthargique.

 

Aujourd'hui, l'économie de la ville est florissante, notamment grâce au tourisme, et la criminalité a baissé, mais de nombreux habitants regrettent que l'ambiance de la ville, auparavant davantage afrocaribéenne et créole qu'américaine, ait changé. La population noire est passée de 68% à 60%.


	L'idée originale du photographe était de retrouver les personnes qu'il avait photographiées dix ans plus tôt. Mais, sans argent pour rentrer ou sans maison en mesure de les accueillir, près de la moitié des habitants de La Nouvelle-Orléans, soit 240 000 individus, ne sont pas revenus chez eux.

 REUTERS/Carlos Barria

L'idée originale du photographe était de retrouver les personnes qu'il avait photographiées dix ans plus tôt. Mais, sans argent pour rentrer ou sans maison en mesure de les accueillir, près de la moitié des habitants de La Nouvelle-Orléans, soit 240 000 individus, ne sont pas revenus chez eux.
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