GRAND FORMAT. Un week-end en Corée du Nord
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GRAND FORMAT. Un week-end en Corée du Nord

Le vendredi 6 mai, la Corée du Nord lançait en grande pompe le congrès du Parti du travail, le rassemblement politique le plus important dans le pays depuis 1980. Le but est bien évidemment de renforcer les pouvoirs du leader nord-coréen Kim Jong-un, qui a d’ailleurs déclaré, le 7 mai, qu’«en tant que puissance nucléaire indépendante», la République populaire démocratique de Corée «n’utilisera jamais l’arme nucléaire si aucune force hostile et agressive ne viole [sa] souveraineté».

 

Et pour s’assurer que la démonstration de force soit réussie, 130 journalistes du monde entier ont été conviés à ce congrès. Mais attention, comme le racontait lors d’une diffusion Periscope surréaliste la journaliste Anna Fifield, tout était contrôlé lors de cette visite. «Ce n’est donc pas du tout la vraie Corée du Nord. C’est le côté de Pyongyang que les personnes qui nous surveillent veulent bien nous montrer. [...] Ce sont eux qui nous ont amenés ici. Ils nous accompagnent tout le temps. Nous ne sommes pas libres d’aller où nous voulons. Malgré cela, nous voulions être là. C’est un événement important. Les Nord-Coréens nous veulent là, et nous souhaitons être ici.»

 

Ed Jones est reporter photo pour l'AFP, et il était lui aussi présent lors de ce week-end particulier pour raconter ce qu’on a bien voulu lui montrer et prendre des clichés. Sur l'image ci-dessus, on peut apercevoir le groupe de journalistes patienter devant la Maison de la Culture, où se tient le Congrès. «Quand l’état le plus secret du monde ouvre ses portes aux médias internationaux, il garde un œil sur tout, raconte Ed Jones. Ils ont avancé sur 200 mètres sur l’avenue avant d’être arrêtés, de l’autre côté de la route, sous une bruine qui a recouvert la capitale toute la journée.»
Ed Jones/AFP.

Ed Jones est reporter photo pour l'AFP, et il était lui aussi présent lors de ce week-end particulier pour raconter ce qu’on a bien voulu lui montrer et prendre des clichés. Sur l'image ci-dessus, on peut apercevoir le groupe de journalistes patienter devant la Maison de la Culture, où se tient le Congrès. «Quand l’état le plus secret du monde ouvre ses portes aux médias internationaux, il garde un œil sur tout, raconte Ed Jones. Ils ont avancé sur 200 mètres sur l’avenue avant d’être arrêtés, de l’autre côté de la route, sous une bruine qui a recouvert la capitale toute la journée.»

Des travailleurs patientent, assis sur un banc, pendant la visite très encadrée de l’usine de câbles électriques de Pyongyang, le 6 mai. «La Corée du Nord a donné des visas de façon restreinte et a escorté tous les journalistes pour être sûre que son agenda serait suivi et que son message passerait.»
Ed Jones/AFP.

Des travailleurs patientent, assis sur un banc, pendant la visite très encadrée de l’usine de câbles électriques de Pyongyang, le 6 mai. «La Corée du Nord a donné des visas de façon restreinte et a escorté tous les journalistes pour être sûre que son agenda serait suivi et que son message passerait.»

Une caméra de sécurité recouverte d’un tissu floral lors de la visite de l’usine. 
Ed Jones/AFP.

Une caméra de sécurité recouverte d’un tissu floral lors de la visite de l’usine. 

Des employées du restaurant de l'hôtel Yanggakdo de Pyongyang ajustent le volume de la télévision pour écouter le discours de Kim Jong-un lors du congrès du Parti du Travail. 
Ed Jones/AFP.

Des employées du restaurant de l'hôtel Yanggakdo de Pyongyang ajustent le volume de la télévision pour écouter le discours de Kim Jong-un lors du congrès du Parti du Travail. 

Des journalistes regardent le discours depuis une salle aménagée dans l'hôtel Yanggakdo. 
Ed Jones/AFP.

Des journalistes regardent le discours depuis une salle aménagée dans l'hôtel Yanggakdo. 

Le 7 mai, les journalistes ont aussi été amenés à Mangyongdae, près de Pyongyang, pour visiter le lieu de naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée, Kim Il-Sung. 
Ed Jones/AFP.

Le 7 mai, les journalistes ont aussi été amenés à Mangyongdae, près de Pyongyang, pour visiter le lieu de naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée, Kim Il-Sung. 

Le groupe de représentants des médias a ensuite été conduit à la maternité de l'hôpital de Pyongyang.
Ed Jones/AFP.

Le groupe de représentants des médias a ensuite été conduit à la maternité de l'hôpital de Pyongyang.

Une jeune mère parle au téléphone et via une caméra aux journalistes. Le but était «apparemment de mettre en avant l'amour des leaders pour le peuple pendant un grand rassemblement du parti, explique Ed Jones. La maternité de l'hôpital de Pyongyang doit tout au parti et à la dynastie Kim qui contrôle le pays depuis sa création, selon les officiels qui accompagnaient les reporters étrangers dans l'institution.»
Ed Jones/AFP.

Une jeune mère parle au téléphone et via une caméra aux journalistes. Le but était «apparemment de mettre en avant l'amour des leaders pour le peuple pendant un grand rassemblement du parti, explique Ed Jones. La maternité de l'hôpital de Pyongyang doit tout au parti et à la dynastie Kim qui contrôle le pays depuis sa création, selon les officiels qui accompagnaient les reporters étrangers dans l'institution.»

Le 9 mai, les journalistes ont été emmenés dans une usine à soie, toujours dans la capitale nord-coréenne, pour rendre visite à des des ouvrières en plein travail. Là encore, tout est fait pour montrer la rigueur de leurs industries.
Ed Jones/AFP.

Le 9 mai, les journalistes ont été emmenés dans une usine à soie, toujours dans la capitale nord-coréenne, pour rendre visite à des des ouvrières en plein travail. Là encore, tout est fait pour montrer la rigueur de leurs industries.

Des femmes portant la tenue traditionnelle, le hanbok, sont présentes sur le parcours des journalistes pour leur offrir de l'eau.
Ed Jones/AFP.

Des femmes portant la tenue traditionnelle, le hanbok, sont présentes sur le parcours des journalistes pour leur offrir de l'eau.

Toujours pour montrer l'importance donnée aux enfants, les médias ont été invités à passer par la garderie de l'usine de soie. Sur la photo ci-dessus, on voit l'une des nourrices poser avec deux enfants d'employés. 
Ed Jones/AFP.

Toujours pour montrer l'importance donnée aux enfants, les médias ont été invités à passer par la garderie de l'usine de soie. Sur la photo ci-dessus, on voit l'une des nourrices poser avec deux enfants d'employés. 

Des enfants en train de jouer dans la cour de la garderie de l'usine à soie. 
Ed Jones/AFP.

Des enfants en train de jouer dans la cour de la garderie de l'usine à soie. 

Une semaine dans le monde en 7 photos
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